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Les résidents du Pôle urbain Ahmed Zabana outragés. Pas une seule goutte d’eau dans les robinets

Alors que les résidents du nouveau pôle urbain Ahmed Zabana n’en ont pas encore fini avec les déboires de la rentrée scolaire, avec tous les aléas rencontrés, voilà que le problème des coupures d’eau resurgit. Il n’est pas sans savoir que les carences, vivement décriées par les habitants, ont fait de cette cité, un simple dortoir, sauf que les nouvelles coupures d’eau sont inéluctablement la goutte qui risque de renverser le vase et provoquer une contestation pouvant se transformer en boule de colère. A vrai dire, les robinets sont à sec depuis vendredi passé, obligeant les abonnés à aller s’approvisionner ailleurs, dans des sources sauvages, sinon payer le prix cher chez les vendeurs d’eau, et ce, afin de remplir les citernes. Munis de bidons comme à l’ancienne où l’eau n’arrivait qu’une fois tous les 20 jours, les citoyens courent après les citernes d’eau ambulantes. Pour les habitants, les coupures qui durent plus de trois jours, ne tombent pas à point nommé car elles risquent de perturber la rentrée scolaire, étant donné que ce sont tous les membres de la famille qui sont concernés par le remplissage des bidons et de la citerne. Les citoyens ont exprimé leur mécontentement, en adressant des cris de détresse à qui veut entendre car la vie devient de plus en plus difficile dans une cité où l’eau ne coule pas dans les robinets. Alors que cache cette mauvaise gestion si ce n’est de pousser le citoyen à occuper et couper la route, comme l’ont laissé entendre plusieurs habitants des cités où l’absence d’eau est une règle quotidienne? Or, à chaque fois, les responsables avancent les mêmes raisons et prétextes, provoquant plus de colère car ce sont les mêmes problèmes qui resurgissent. Des travaux qui n’en finissent pas, des trous laissés partout, des routes impraticables après chaque intervention, sans que jamais l’eau soit présente même quelques heures dans la journée. Toutes les promesses et les engagements de la SEOR n’ont pas été respectés, pour ne pas dire inexistants. Dans d’autres quartiers, on va dire les plus chanceux, l’eau est présente un jour sur deux. Et pourtant, la cité a déjà eu sa dose de malheur et de coupures interminables d’eau, donc la SEOR n’a aucune excuse, mais elle continue de priver les citoyens d’un droit absolu, un droit qu’ils payent et dont ils n’en profitent nullement. Ce scénario récurrent embarrasse la population locale en dépit des efforts des promesses des responsables locaux pour remédier à cette situation. Les perturbations dans l’alimentation en eau potable suscitent une grande colère chez les habitants, car il existe une bonne partie qui ne possède pas de citerne alors que d’autres n’ont pas les moyens pour subvenir à des frais supplémentaires. Les désagréments causés par cette interruption de l’alimentation en eau potable, sont tels que les riverains n’ont de salut qu’à l’activité des colporteurs d’eau qui sillonnent les quartiers à des prix qui ne sont pas souvent à leur portée. «Une citerne d’eau potable de 3.000 litres s’écoule entre 600 et 700 dinars», dira un résident. Ces habitants regrettent surtout l’absence d’une prise en charge du problème de la part des responsables concernés, telle une mise en place d’un dispositif de «citernage». Toutefois, ils espèrent que les responsables de ce secteur, parviennent à parer au plus urgent à cette situation, jugée insupportable par les habitants. Enfin, il urge aux autorités locales et surtout à la SEOR de régler de manière définitive le problème qui devient un vrai casse-tête pour les résidents.

À propos Islam Rayan

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