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Les promoteurs de bidonvilles se remplissent les poches

A Mostaganem, le fléau des bidonvilles a pris de l’ampleur, attirant des familles venues d’autres régions, pour bénéficier de logements. Des chercheurs de capitaux, des investisseurs dans des baraques visant des logements à revendre. Un fléau qui a donné naissance à des réseaux de promoteurs de bidonvilles. Une méthode d’acquisition de logement bien huilée .Une méthode encouragée surtout par des réseaux mafieux qui construisent des baraques pour les revendre, se convertissant ainsi en promoteurs de  »bidonvilles ». A Mostaganem, le fléau s’est bien installé avec des précédents acquéreurs malhonnêtes de logements et il y a en a eu dans le chef-lieu et seulement dans le chef-lieu. Qui ne se souvient pas des baraquements de Typhus I et Typhus II qui ont fait couler beaucoup d’encre par les agissements peu orthodoxes de leurs occupants. Des mois durant, on a fermé la RN 23 bloquant le trafic automobile, provoquant un chaos dans le trafic automobile et agaçant les citoyens et les pouvoirs publics. Des centaines de logements furent distribués à ces demandeurs venus d’ailleurs, au détriment des natifs de Mostaganem qui traînent des dossiers une vingtaine d’années durant et qui se retrouvent lésés sans en avoir jamais bénéficié. De toute vraisemblance, cette méthode s’est installée pour cause d’absence de l’autorité publique. On n’oublie jamais que les baraquements de Typhus I, suite à des pressions calculées sinon étudiées par les réseaux mafieux, 700 familles ont bénéficié de logements mais l’autorité a laissé s’installer, sur le même terrain, Typhus II et bis «répétita ». On conclut alors que  »le bidonville de Berrais » est une suite logique. Tout porte à croire que les pouvoirs publics sont consentants devant un tel fléau. Les citoyens de Mostaganem sont exaspérés de constater qu’ériger une baraque est une garantie pour bénéficier d’un logement soit d’un capital. Les vrais demandeurs de logement, ce sont des familles qui ne peuvent jamais, pour des raisons de décence, vivre dans un bidonville…Elles vivent à l’étroit dans des conditions infrahumaines et ne bénéficient de rien devant cette meute venue d’ailleurs. On s’installe dans un bidonville, on fait pression sur l’autorité, on bénéficie du logement, on le revend et on réinstalle dans un autre baraquement avec le nom de l’ex-épouse après avoir consenti un divorce de  »raison ». De toute évidence, les bidonvilles et le RPH ont bousculé malheureusement le droit au logement de centaines de familles. A plusieurs reprises, malencontreusement, les pouvoirs publics ont bien cédé au chantage et ont construit des cités entières pour des acquéreurs qui ne méritent pas. Mostaganem est devenue un Eldorado, tu construis une baraque, tu bénéficies d’un logement avec des cérémonies à la clé, organisées par les autorités elles-mêmes. A Mostaganem, on doit arrêter cette absurdité et renvoyer ceux qui viennent, d’ailleurs, chez eux.

À propos CHAREF KASSOUS

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