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Les prix des poissons laissent perplexes

Ce sont des prix qui laissent les petites bourses ahuries. Ça fait longtemps déjà que les prix des poissons ne sont plus abordables pour certaines catégories de la société algérienne. Cela est une réalité constatable hors du mois du Ramadhan, mois de toutes les extravagances, quand il s’agit de prix des produits consommables, de première nécessité. Pour le moment, il n’y a que le poulet qui pourrait sauver les situations, et encore! Un marché qui n’est pas régulé par des règlements et des normes, c’est-à-dire soumis aux pulsions des réseaux ayant main basse sur l’activité commerciale nationale, avec un degré défiant même les lois du pays et les services de l’Etat. Le vrai problème du marché algérien des légumes, des fruits et des viandes n’est pas la cherté et les hausses récurrentes des prix, mais le désordre qui y règne, sans trouver en face une autorité publique capable de le juguler. Même la fameuse loi «internationale» de l’offre et de la demande, n’est plus valable dans la situation algérienne. Le problème que ce soit pour les poissons ou un autre produit, ce sont les réseaux qui maîtrisent le marché, selon leurs propres intérêts, non selon ceux du citoyen consommateur, non plus selon les intérêts publics de l’Etat… l’unique profiteur de ce foutoir, ce sont bien les réseaux de monopoles qui restent, tout de même, hors de la force de frappe de l’autorité de l’Etat. C’est ce que nous avons toujours dit et redit à cet effet. Tant que les réseaux de spéculation prennent en main les tenants et les aboutissants du marché du poisson, sur les 1.200 km de côtes, il ne faudrait guère rêvé, un de ces jours, manger le moins cher des poissons à un prix raisonnable. Nous ne savons pas encore, le secret qui aurait empêché les autorités publiques à réagir de façon ferme et résolue contre ces entités nuisibles. Nous avons toujours eu cette crédule croyance que l’emprise de l’Etat est sur tout et sur tous et sa suprématie est incontestable à l’égard de tout et de tous. Finalement, nous découvrons, avec beaucoup de stupéfaction et de regrets, bien sûr, qu’ils existent des forces occultes qui partagent, cyniquement, chaque segment des pouvoirs avec l’Etat. Du poisson trop cher pour le citoyen ordinaire, n’est pas forcement, la faute au petit poissonnier du coin. Il serait injuste de lui endosser la responsabilité, dans un système compliqué où il ne serait qu’un maillon sans importance, dans une chaîne «alimentaire»…

À propos Abdelkader Benabdellah

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