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Les prix de certains produits ont augmenté subitement. La sardine, la patate, la volaille et… au suivant !

Une hausse des prix de volaille, pénible et insupportable en ces temps de Covid en Algérie. Au moment où l’huile de table dont on prédisait un début de déclinement des prix à partir de ce samedi, continue d’affoler les compteurs des commerçants, la volaille joue les “prolongations” avec les ménages. Aussi imprévisible soit-elle, l’envolée des prix du poulet a déclenché les commentaires les plus acerbes et les plus insensés chez l’opinion. Ceci pour deux raisons essentielles valables. D‘abord parce que ces envolées de prix n’avaient pas lieu d’être en cette conjoncture sanitaire et tout ce qu’elle a provoqué comme mises au chômage et effondrement du pouvoir d’achat. La seconde est relative aux assurances des discours officiels misant sur la disponibilité de tous les produits alimentaires sur le marché malgré les pénuries. Cela même si les justificatifs des éleveurs sur une rupture d’approvisionnement en aliments de bétail apparaissent à certaines proportions crédibles. Le “fossé” cette fois-ci “frappant” entre le terrain et les souffrances des ménages, n’en cache pas moins la “folie” coutumière, d’ailleurs loin d’être innocente qui s’empare des tenants “occultes” de la chaîne commerciale en ces temps où la moindre tension sur un aliment qui, plus est, à des encablures du Ramadhan, peut causer des tracas supplémentaires au citoyen lambda. Les réactions n’ont pas tardé. Après la patate, la tomate, la sardine et l’huile de table, les viandes blanches déclenchent le “tollé” chez les ménages. Il en faudrait de peu pour que cette viande du pauvre ne soit épargnée des flambées. Dimanche, le D.G de l’ONILEV est monté au créneau pour rassurer les acheteurs. Pour lui, les prix des volailles devront se stabiliser dans les prochains jours. En d’autres termes, il n’y aurait pas raison de s’inquiéter. Mais ils ne seront pas alignés à leurs niveaux de 200 DA le kilo. C’est toute la filière avicole qui est passée au peigne fin. Les prix de la volaille au consommateur devrait se stabiliser, dans les prochains jours, autour de 320 dinars le kilogramme», a indiqué, ce dimanche, Mohamed Kharroubi, Directeur général de l’Office National Interprofessionnel des Légumes et des Viandes (ONILEV), invité de la rédaction de la chaîne 3, de la Radio Nationale. Mohamed Kharroubi affirme que le ministère de l’Agriculture est en train de gérer cette période de hausse des prix car il faut un temps allant de 45 à 50 jours pour la production de poulet. «Les prix vont se stabiliser d’ici une dizaine de jours mais ils ne reviendront pas au niveau des 200 dinars le kilogramme, comme constaté l’année 2020», prévient le Directeur général de l’ONILEV. «Depuis le mois de décembre, nous assistons à une flambée des prix du maïs et du soja sur le marché international. Fin janvier, il y avait une rupture d’approvisionnement en maïs. Ajouté à cela, la suppression de la TVA sur le maïs qui a fait augmenter les prix, ce qui a conduit les éleveurs à réduire les mises en place de poussins». L’Invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio Nationale affirme que «200 dinars le kilogramme de viande blanche est un prix qui ne sert pas l’intérêt de la filière, car il a causé beaucoup de pertes aux éleveurs». Subvention, formation, élargissement des surfaces agricoles et programmation… «L’Etat a consenti de multiples efforts de soutien aux différentes filières agricoles pour assurer l’approvisionnement du marché en fruits et légumes», affirme Mohamed Kharroubi. En réponse aux questions de Souhila El Hachemi, le Directeur général de l’ONILEV cite l’exemple de la pomme de terre. Selon lui, c’est grâce au développement de l’agriculture saharienne que la pomme de terre est produite toute l’année. Dans ces wilayas du sud, les agriculteurs ont également pu développer la culture maraîchère, ce qui permet d’approvisionner le marché en différents fruits et légumes». L’invité de la rédaction souligne que cette production s’est poursuivie malgré les mesures prises pour lutter contre la propagation de la pandémie du Covid-19. «Le marché était approvisionné en quantité, en qualité et à des prix abordables malgré les problèmes de transport et les difficultés de production». Mohamed Kharroubi saisit l’occasion pour «rendre hommage aux agriculteurs qui ont travaillé à maintenir des niveaux suffisants de production, aidés par les décisions prises par les pouvoirs publics pour faciliter les déplacements des agriculteurs, transporteurs et commerçants pour approvisionner les marchés de gros». Le Directeur général de l’ONILEV rappelle que ces résultats sont le fruit d’un travail engagé par le ministère de l’Agriculture sur différents fronts. «En plus des formations aux itinéraires techniques pour améliorer le rendement, les agriculteurs bénéficient de soutien de l’Etat pour l’acquisition des engrais et des intrants agricoles, pour la modernisation et la mécanisation des équipements d’exploitation et d’irrigation. Les éleveurs bénéficient également du soutien pour la production de génisses, comme pour l’ensilage (l’aliment de bétail) et dernièrement, le ministère de l’Agriculture a signé une convention avec la BADR pour accompagner nos agriculteurs en matière de financement avec des taux bonifiés, ce qui leur a permis de procéder à un rééchelonnement des pertes causées par la pandémie et de maintenir ainsi la production». L’Etat intervient pour réguler les prix de nombreux produits de large consommation, relève l’invité de la rédaction. «Il y a la prime de soutien pour la pomme de terre de consommation et l’accompagnement pour l’acquisition de la semence, il y a aussi la régulation de l’ail et du poulet congelé ou encore le soutien de la production de triple concentré de tomate qui coûte, à l’Etat, plus de 04 milliards de dinars par an», révèle Mohamed Kharroubi, Directeur général de l’ONILEV.

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