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Les poissons toujours plus chers

Faudrait-il carrément se décider d’arrêter la consommation du poisson, façon de s’adapter à une situation, dont je n’aime pas du tout décrire ? Faudrait-il également, peut-être, se faire une fatwa, selon laquelle la consommation des poissons, à l’instar du porc, serait interdite par la religion ! Et de cette façon, l’on va s’interdire, de même ne pas penser à ça. Les nutritionnistes sont unanimes quant à la richesse nutritive incommensurable de la viande du poisson pour la santé du citoyen. Elle est riche en protéines de haute qualité, en lipides, en vitamines et en minéraux. Cela aurait été moins grave si les autres viandes rouges et blanches étaient étalées avec des prix raisonnables. Pour les viandes rouges, on a, heureusement, cette fête de l’Aïd du mouton qui va nous permettre d’en manger à satiété, après quoi, il faudrait attendre l’achèvement d’une rotation d’une autre année. Que se passe-t-il donc ? L’on est obligé, cependant, de rabâcher les mêmes causes et les mêmes effets, chaque fois que l’on aborde les sujets ayant trait au monde des produits de consommation. Parce que, tout simplement, c’est toujours les mêmes scénarios qui se répètent à longueur de l’année, le même système économique qui subsiste, les mêmes lois et pis encore les mêmes attitudes des pouvoirs à l’égard de ce qui se passe. Nous savons, pertinemment, que les prix des poissons et des autres viandes ne sont pas des produits soutenus, mais soumis aux, soi-disant, règles du marché libre, de l’offre et de la demande. Seulement, faudrait-il rappeler dans ce même ordre d’idées, que les règles de l’offre et de la demande n’ont jamais voulu dire que la chose est laissée aux aléas du désordre et des intérêts des cartels ayant main basse sur le marché des produits halieutiques. Les barons des cartels ont les moyens afin de fomenter des situations réduisant les offres, justifiant ainsi les hausses des prix. Et ce qu’ils ont tout le temps fait, d’ailleurs. Nous l’avons toujours dit et redit, chaque segment de l’économie du pays est sous l’emprise -officieuse- d’un gang qui y fait la pluie et le beau temps. Avec le temps ces gangs commencent à sentir qu’ils seraient devenus un Etat dans l’Etat, avec une inquiétante puissance dépassant parfois, l’État officiel.. Ils brassent illégalement des milliards et privent le citoyen de son droit de consommer quand il en a envie le poisson de son pays.. La «croisade» menée jusque-là par le chef de l’Etat et son ministre du Commerce, contre les foyers du marché parallèle et du monopole se tournerait-elle vers le marché des produits halieutiques?

À propos Abdelkader Benabdellah

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