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Les langues se délient!

L’ex ministre de l’intérieur, Dahou Ould Kablia vient de publier ses mémoires, intitulées «Boussouf et le MALG: La face cachée de la révolution». C’est une bonne initiative de la part des anciens responsables du pays de relater les événements qu’ils ont vécu. Cela laissera des traces aux Historiens et aux générations du futur. C’est bien de les publier alors qu’ils sont vivants, car cela permet le débat «constructif». L’ancien ministre estime que la révision de la Constitution en 2008 était un imprévu qui avait jeté «le trouble». Selon les quelques articles de présentation du livre, Ould Kablia, qui a été ministre durant l’ère Bouteflika, n’a pas manqué d’évoquer le règne de Bouteflika où il estime qu’après l’élection de l’ancien président à un troisième mandat, «aucun changement» n’a été perceptible dans son mode de gouvernance. Le champ politique, estime-t-il, a toujours été «fermé», rappelant que les libertés et les droits du citoyen étaient «étouffés» et la représentation populaire était contrainte à «la servitude volontaire». Il écrit que même son handicap ne l’empêchait pas «d’actionner ses soutiens» pour briguer un quatrième mandat. Ces mémoires permettent de «restituer» une certaine vérité d’autant que les hommes au pouvoir ne veulent pas que des «secrets» du pouvoir s’étalent dans la rue et soient commentés par le «simple »citoyen. Les hommes du pouvoir aiment rester dans l’anonymat et montrer que le pouvoir est «solide», «ferme» et «uni». Or, cela n’a jamais été le cas. Rien n’a été dit sur les secrets du pouvoir de Bouteflika et surtout son dernier mandat. Les procès nous donnent qu’un «tout petit aperçu de ce qui se passaient au sommet de l’Etat. La presse de l’époque avait rapporté que l’ex ministre de l’intérieur, Ould kablia avait été «contre» le quatrième mandat de Bouteflika. Déjà il reconnaît que l’espace politique a été fermé et que l’opposition a, indirectement, été laminée et «sabotée», ce qui est une vérité. Le pouvoir a provoqué un «vide» autour de lui. Le pouvoir a toujours renforcé le «système». Ce système qui a fait des dégâts et conduit le pays à la dérive. Le système ne peut pas été réformé, car il est dépassé et n’a engendré que la haine, la désolation et la corruption. Le salut passe inévitablement par la rupture avec ce système.

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