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Les étudiants doivent s’adapter aux développement dans la gestion de l’administration. L’ENA place la barre très haut

L’ENA qui sort les «cadres de demain» de l’Algérie voit désormais grand. Il est connu que plus de 90 % de hauts fonctionnaires de l’Etat algérien proviennent de l’Ecole nationale de l’administration (ENA). Evidemment le débat autour du rôle dominant de l’ENA n’est pas nouveau en Algérie. C’est elle qui est à l’origine du perfectionnement et de l’efficacité dans la gestion des structures relevant de la compétence du secteur des Collectivités Locales (Mairies, Daïras, Wilayas, Wilayas déléguées, circonscriptions ou secteurs urbains etc) ainsi que de nos institutions depuis les premières années de l’indépendance. Par conséquent, presque tout ce qui a trait à la gestion des préoccupations principales des citoyens du pays dans divers domaines et secteurs fait partie intégrante des attributions de hauts cadres sortis de l’ENA. On comprend aisément de quoi il en ressort sur les plans du développement et de la modernisation de gestion. Ce statut, somme toute exceptionnel, a fait de l’ENA, la «cheville ouvrière» de la machine du développement local. Mais que faudrait-il ajouter de plus pour atteindre les standards internationaux ? Pourquoi pas une ENA qui sort des hauts cadres internationaux de l’administration ? Ce projet ne serait pas loin d’ailleurs des aspirations légitimes à long terme des responsables. Mais pour ce qui est à court terme ? Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Brahim Merad, a affirmé, dimanche à Alger, que l’objectif de la formation que devront suivre les étudiants de l’Ecole nationale d’administration (ENA) était de s’adapter aux développements survenant dans le domaine de la gestion de l’administration au niveau national et mondial. Plus aucun doute, l’ENA se met donc au diapason du développement dans le monde. Pour cela, l’école de l’administration historique place la barre «très haut» de ses objectifs. Dès cette rentrée de l’Ecole nationale de l’administration, on va se mettre au diapason du développement de l’administration selon les normes internationales. Présidant la cérémonie de coup d’envoi du cours inaugural pour la formation des étudiants en 1ère année de la 53e promotion de l’ENA « Moulay Ahmed Medeghri », M. Merad a précisé que la formation assurée au niveau de cette école devrait permettre de se mettre au diapason du développement de l’administration selon les normes internationales. Le ministre a souligné que les étudiants de cette nouvelle promotion (année universitaire 2022/2023), « sont appelés, étant les cadres de demain, à faire montre de sérieux dans la formation pour perfectionner leur rendement, d’autant que l’ENA sort depuis des décennies des promotions de haut niveau ». Le cours inaugural qui a abordé le thème de l’efficience publique « reflète les efforts fournis quotidiennement par l’administration algérienne pour parvenir à une efficacité qui accompagne le citoyen, le place au centre des préoccupations, et l’érige en tant qu’acteur incontournable des affaires publiques », a poursuivi le ministre. Les changements survenus à tous les niveaux « nous appellent à fixer des objectifs et à œuvrer à leur réalisation selon des mécanismes et de nouveaux outils de gestion pour une meilleure prise en charge des préoccupations des citoyens », a soutenu M. Merad. Pour sa part, le Directeur général de l’ENA, Abdelmalik Mezhouda a expliqué que « l’école a ciblé cette année les majors de promotion en sciences administratives, économie, droits, sciences politiques et management ». Parmi les conditions d’accès, il a cité également l’obtention des catégories « A » ou « B », étant la classification adoptée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour distinguer les porteurs de diplômes en licence ou en master. La modification de cette condition a permis de réduire le nombre de candidats de 9000 en 2021 à 3100 en 2022, ayant tous un niveau excellent permettant à l’ENA d’inscrire une promotion d’élite cette année. Le thème du cours inaugural de cette saison, ajoute le DG, « s’inscrit en droite ligne avec les mutations que connaît l’Algérie vers une administration publique fondée sur les résultats, notamment avec la nouvelle réforme budgétaire, à savoir l’entrée en vigueur de la loi organique relative aux lois de finances ». L’enseignante Kenza Meghiche a expliqué, dans son cours inaugural, que l’efficience publique, une récente approche en matière de gestion des affaires de l’Etat, était un ensemble de mécanismes, de mesures, de règles et d’organes de prise de décision à même d’assurer le bon déroulement des affaires de l’Etat et l’exploitation efficiente de toutes les ressources pour réaliser les objectifs puis évaluer leurs résultats.

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