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Les déchets, l’autre «défi» !

Le ministère de l’Environnement a mis en œuvre plu-sieurs actions au cours du 1er semestre 2021, en priorisant celles ayant un impact direct sur la qualité de vie du citoyen et le respect des exigences du développement durable, selon un bilan qu’il a rendu public. Les efforts ont été axés sur l’optimisation de la gestion des déchets avec, comme préalable, la poursuite des opérations d’éradication des décharges sauvages et la mise en service des centres d’enfouissement technique. Le ministère a procédé à l’organisation des filières de valorisation des déchets, à travers le développement des emplois et la promotion de l’entrepreneuriat vert, en élaborant des programmes de formation sur les métiers verts et l’accompagnement des jeunes porteurs d’idées de projets verts à la création d’entreprises et start-up. Pour ce qui est de la valorisation des déchets organiques, trois stations de compostage ont été réalisées et neuf stations de traitement de lixiviats, jus de décharge toxique pour l’environnement et la santé humaine, en plus de la poursuite de l’exécution d’un programme d’appui aux collectivités locales de 4 wilayas pilotes (Jijel, Oum El Bouaghi, Ouargla et Sétif), selon le bilan. Concernant la «transition éco-sociale», le ministère a recensé 883 associations à rayonnement national, et a accompagné et encadré des activités environnementales. Il a, dans ce cadre, réalisé 1185 activités de communications, de sensibilisation et d’éducation. 187 associations et clubs de l’environnement ont bénéficié d’encadrement et de soutien, selon le même bilan. Ce qui reste faible pour un pays aussi vaste que l’Algérie. Les APC devraient se montrer plus entreprenantes dans le cadre de la protection de l’environnement, le développement local et la politique « verte ». Les APC sont déjà à la traîne dans la collecte des déchets ménagers. Le nombre d’employés activant dans la valorisation des déchets ménagers et assimilés (DMA), est inférieur à 5000 à travers tout le pays, un chiffre qui serait cependant beaucoup plus important en comptabilisant les activités informelles dans ce domaine, a indiqué l’Agence nationale des déchets (AND) dans son dernier rapport. L’agence a soulevé, en outre, plusieurs contraintes qui freinent l’essor de cette activité en Algérie entraînant des pertes considérables sur le plan économique et écologique. Parmi ces entraves, les auteurs du rapport évoquent la difficulté d’accès aux gisements. Actuellement, il n’existe que 39 hangars de tri et 11 centres de tri opérationnels. «Cependant, ces centres de tri sont peu rentables compte tenu de la précarité des conditions de travail et l’absence de performances techniques», peut-on lire dans le rapport. Les capacités de récupération de ces centres de tri varient entre 80 et 100 tonnes par jour. Ce qui reste faible. «Les déchets restent parfois stockés plusieurs jours avant d’être collectés et acheminés vers le centre de tri en vrac, ce qui favorise la génération des lixiviats. Cette situation «favorise l’endommagement de la chaîne de tri et rend les conditions de travail défavorables du fait des nuisances olfactives», a-t-on résumé. «Mais cette capacité est difficilement atteinte à cause de l’absence de tri sélectif préliminaire à la source», précise le document de l’AND. Il est temps de lancer des campagnes de sensibilisation tant en direction du citoyen pour le tri sélectif à la source et envers les élus locaux pour mieux faire. La bonne récupération des déchets est un défi et aussi une source d’argent.

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