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Les dattes de chez nous plus chères que les pommes de chez eux

Au fait, il n’y a aucune logique, aucune règle à laquelle l’on pourrait se référer pour avoir, ne serait-ce qu’une petite idée sur cette mystérieuse «chose» qui fait marcher le marché algérien, au sujet des prix et des normes.. Rien, en effet! Le pifomètre demeure le maître des lieux. Les services de l’Etat, concernés par ce foutoir, ne disent rien, sauf: …C’est le marché libre et les prix de toutes denrées sont soumises aux règles de l’offre et de la demande, sauf celles qui sont «officiellement» soutenues et réglementées par l’Etat. Et bien messieurs les responsables, vous ne voyez pas devant vous, une situation de désordre complet où personne ne contrôle personne où chacun fait ce qui lui plait et lui dicte son intérêt, en se donnant comme prétexte cette loi, mal utilisée de l’offre et de la demande. Au fait, cette loi économique, la plus classique du genre, n’a jamais voulu dire la loi de la jungle. Les prix affichés des produits pourtant nationaux et purement algériens comme les dattes de premier choix, qui sont pratiquement, hors de la portée de la majorité des Algériens à cause de leurs prix dépassant l’entendement. Devrai-je, cependant, condamner le commerçant qui a trouvé devant lui toutes les portes ouvertes pour pratiquer tout genre d’exactions possibles, ou bien devrai-je condamner les pouvoirs publics n’ayant pas fait le nécessaire pour juguler ces hordes de commerçants, selon les lois et les règlements en vigueur ? Tous les deux sont moralement condamnables. Or, les pouvoirs publics qui sont censés, selon les textes de la Constitution, faire tout ce qui est dans leurs possibilités de protéger les citoyens, de la même façon avec laquelle l’on réagissait face à un homicide ou un acte terroriste, seraient plus condamnables que les autres. Il y a un déséquilibre flagrant qui se propage comme une tache d’huile et qui pourrait être fatal quant à la stabilité de cet Etat et la paix sociale, tenant à un cheveu ; l’on dirait que l’on serait en train de provoquer l’aspect agressif du citoyen qui est en train de refouler et va continuer, quand même à refouler et à encaisser ce harcèlement. Le citoyen voulait tout simplement sentir la présence de cet Etat à qui il appartient, pour le protéger contre cette pègre mercantile, je ne dirai pas le choyer. Il ne lui exige rien sauf, de redevenir un Etat selon les normes et les références en vogue, dans les pays et les Etats qui aiment beaucoup se respecter….

À propos Abdelkader Benabdellah

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