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Les censeurs reviennent !

Comment peut-on en arriver à interdire l’expression libre depuis une fonction officielle qui reflète ou est sensée refléter celle de l’Etat ? Comment peut-on plaider pour la démocratie et agir contre la démocratie ? Ce sont là des attitudes qui ne tirent aucune leçon de l’Histoire récente du pays. Octobre 88, les nombreuses manifestations dans le pays pour différentes raison d’essence surtout politiques, le Hirak qui a duré plus d’une année, sont autant d’exemples à opposer face à l’inconscience des responsables qui pensent la censure, respirent par la censure, agissent par la censure pour obtenir la paix sociale par l’interdit. Le respect de la chose publique, le pouvoir conféré à la fonction, l’écoute de la société doivent constituer les piliers sur lesquels repose le pouvoir du fonctionnaire. Quand il n’est pas d’accord ou trouve des difficultés à assumer ses responsabilités il doit partir ce qui semble être le talon d’Achille des responsables, qui collent à la fonction sans aucune dignité. Jusqu’à quand la censure doit-elle constituer l’arme fatale contre l’innovation, l’esprit libre, le débat franc, la recherche de solutions partagée par une majorité ? A Mostaganem une ville connue pour ses nombreux talents, la culture souffre de l’attitude carriériste d’un directeur, universitaire de surcroit, qui maintien les réflexes anciens apeuré à priori que les citoyens de sa ville rencontrent des auteurs et discutent avec eux de leurs écrits. Et même si les critiques portent sur le mode de fonctionnement de l’Etat et de ses structures à différents niveaux cela ne veut absolument pas dire que l’on déteste le pays et son Histoire. On peut même critiquer par amour du pays. Justement parce que nombreux sont ceux qui ont mal de voir que l’Algérie est ralentie par ces responsables cloisonnés entre quatre murs et qui ferment les yeux face à une société qui veut avancer.

À propos Ahmed Saifi Benziane

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