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Les bus s’arrêtent avant 17h00. Le transport: un calvaire

C’est comme si les citoyens n’avaient pas d’autres chats à fouetter, ils sont depuis l’avènement du mois sacré de Ramadhan au problème récurrent du transport. En fait, le problème se pose avec insistance à chaque Ramadhan, le mois durant lequel, les travailleurs finissant les heures de boulot tardivement, souffrent le martyre pour rentrer à domicile. Pendant ce mois sacré, la tâche est autrement plus compliquée que durant les autres mois. Les retardataires, qui pour une raison quelconque sont obligés de chercher un moyen pour rentrer chez eux juste avant l’iftar, en savent quelque chose. La galère ne se limite pas au transport urbain. Les déplacements inter-wilayas sont une autre épreuve. L’offre a, en effet, connu depuis le début du Ramadhan une baisse sensible aussi bien sur les lignes urbaines, suburbaines, inter-wilayas que les lignes intérieures, prenant ainsi des milliers de citoyens en otages. Il faut dire que cela impacte l’économie nationale du fait que les personnes concernées pensent doublement à l’heure de sortie, par voie de conséquence, ils sont dans l’obligation de sécher les heures de l’après-midi et parfois sortir un peu tôt pour éviter les désagréments de manque de transport. Face à la fatigue et affaiblis par le jeûne, les voyageurs sont exposés, ces derniers jours, à un «châtiment» des plus sévères et font même l’objet de chantage de la part de certains transporteurs malveillants. En effet, ils doivent attendre des heures pour que le bus prenne la route sous prétexte que c’est le dernier véhicule en service. D’autres transporteurs ne s’en préoccupent même pas et retirent la plaque en service à des heures où des milliers d’usagers en ont vraiment besoin. Les scènes de pressions et de violences et d’empressement observées, depuis quelques jours, dans les stations de bus en disent long sur l’état d’esprit des citoyens qui sont entre le marteau et l’enclume, de terminer le travail à temps et éventuellement faire des achats ou de rater le transport. Or, le malheur des uns fait le bonheur des autres avec des clandestins qui ne ratent pas l’occasion de se faire de l’argent par n’importe quel prix. D’ailleurs, ils sont stationnés à attendre des proies qui n’ont pas d’autres alternatives que de payer trois fois ou quatre fois le prix de la course pour arriver à domicile sans être en retard. Enfin, il est à signaler que les scènes d’impatience et d’anarchie caractérisent les agences où les transporteurs sont aux abonnés absents depuis 17h00.

À propos Islam Rayan

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