Accueil » MONDE » Les bureaux de vote ont ouvert hier. Les Syriens aux urnes

Les bureaux de vote ont ouvert hier. Les Syriens aux urnes

Les bureaux de vote ont ouvert mercredi 26 mai dans les zones contrôlés par le régime syrien. L’inamovible Bachar al-Assad semble assuré de remporter un quatrième mandat présidentiel. La Syrie tient mercredi une élection présidentielle qui doit offrir, sans surprise, un quatrième mandat au président Bachar al-Assad. Les bureaux de vote ont ouvert à 07H00 locales (04H00 GMT) dans les territoires contrôlés par le régime, soit les deux tiers de ce pays ravagé par la guerre. Ils fermeront à 19H00 locales, à moins d’une prolongation.
Les résultats pourront être annoncés dans les 48 heures. « Mise en scène », élection « ni libre, ni juste » : les Occidentaux ont d’ores et déjà rejeté le scrutin, le deuxième du genre depuis le début, en 2011, d’une guerre impliquant une multitude de belligérants et des puissances étrangères. Le conflit a fait plus de 388 000 morts et poussé à l’exil des millions de Syriens. Depuis un bureau de vote à Douma, ancien bastion rebelle reconquis en avril 2018 par son armée, Bachar al-Assad a réagi à ces critiques. « Je pense que la mobilisation que nous avons vue ces dernières semaines apporte une réponse suffisante et claire qui leur dit : ‘vos opinions ne valent rien, votre valeur équivaut à dix zéro' », a déclaré le président syrien, en référence aux pays occidentaux. Depuis plusieurs semaines, les portraits du dirigeant de 55 ans sont visibles sur toutes les places. Dans un pays à l’économie en lambeaux et aux infrastructures en ruines, Bachar al-Assad se présente comme l’homme de la reconstruction, après avoir sauvé son régime grâce à l’appui de la Russie et de l’Iran, ses alliés indéfectibles. Face à lui, deux candidats inconnus du grand public et considérés comme des faire-valoir : l’ex-ministre et parlementaire Abdallah Salloum Abdallah et un membre de l’opposition tolérée par le pouvoir, Mahmoud Mareï. La loi électorale impose aux candidats d’avoir vécu en Syrie dix ans consécutifs avant le scrutin, ce qui exclut de facto les figures de l’opposition en exil, très affaiblie. Leur principale coalition a ainsi dénoncé une « mascarade ». Propulsé au pouvoir en 2000, Bachar al-Assad a remplacé son père Hafez, décédé après 30 années de règne sans partage. Pour le président sortant, nul besoin de meetings de campagne ni d’entretiens avec des médias. Avant le scrutin, le chef de l’Etat a toutefois décrété une amnistie pour des milliers de prisonniers. Plus de 12 000 bureaux de vote ont été aménagés dans les zones gouvernementales, a annoncé mardi le ministère de l’Intérieur. Selon les registres, le pays compte officiellement un peu plus de 18 millions d’électeurs. Mais compte tenu des millions de réfugiés à l’étranger, le nombre de votants sera en réalité plus bas. Le pays a par ailleurs été morcelé par la guerre : les régions autonomes kurdes du Nord-Est vont ignorer le scrutin, tout comme le dernier grand bastion jihadiste et rebelle d’Idleb (nord-ouest), qui compte trois millions d’habitants.

À propos Carrefour

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Covid-19. La Chine annonce un allègement général des restrictions

Après un allègement des restrictions ...

Mort de Shireen Abu Akleh. Al Jazeera soumet l’affaire au procureur de la CPI

La chaîne de télévision qatarie ...

Covid-19, grippe et bronchiolite. La France face à une «triple épidémie» inédite

Entre une neuvième vague de ...

Etats-Unis. Au moins 25 millions d’Américains menacés par le mauvais temps

«Une succession d’orages graves ? ...

Iran. Plus de 300 morts depuis le début des manifestations

Un premier bilan officiel, qui ...