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Les BRICS, un nouveau défi mondial!

Réunis à Johannesburg, les BRICS ont acté l’intégration de 06 nouveaux pays : Argentine, Egypte, Ethiopie, Arabie Saoudite et Émirats arabes unis, en janvier. Ces onze pays pèsent ensemble près de 30% du PIB mondial. L’Algérie n’a pas été retenue malgré une bonne santé financière, mieux déjà que l’Ethiopie. Les critères d’entrée de nouveaux pays au sein du groupe restent cependant assez flous. «Les conditions d’adhésion au groupe sont ambiguës et le groupe entretient cette ambiguïté, a relevé Hasni Abidi, chercheur au Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen, dans un message posté sur le réseau X, relaye «Le Monde». Le critère économique n’est pas le seul élément pour retenir une candidature, en témoigne le fait que des pays comme l’Indonésie et le Nigeria, dont l’économie est plus forte que celle des nouveaux élus, l’Ethiopie et l’Egypte, ne sont pas admis», a-t-il précisé. Au demeurant, l’Algérie a toujours une place de «privilégiée» au sein du BRICS et peut faire des affaires, en attendant le prochain Sommet. Ces 11 pays représentent 46% de la population mondiale, soit un marché et des débouchés uniques au monde. À condition que ces pays puissent surmonter leurs stratégies individuelles. Car contrairement à d’autres alliances comme l’Union européenne ou le Mercosur, il n’y a pas d’accord de libre-échanges ou de réductions des barrières douanières entre les pays membres des BRICS, souligne le média «BFM TV». «L’objectif des BRICS est clairement de créer un groupe puissant sur la scène mondial pour compenser des organismes internationaux comme l’ONU, le G7, voire le G20. C’est la Chine qui pousse à élargir avec une stratégie plus politique qu’économique. Le but est de faire un contrepoids à l’ordre mondial», explique à BFM Business, Laurence Daziano, enseignante à Sciences Po. Les pays émergents savent désormais qu’ils peuvent se tourner vers une institution autre que la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international (FMI) pour financer leur développement. «Nous restons ouverts à de nouveaux candidats», a anticipé le président brésilien Lula, lors d’une conférence de presse à Johannesburg. Dans les conclusions du Sommet sud-africain, les chefs d’Etat ont confirmé vouloir examiner l’instauration d’une alternative au dollar. «Nous sentons un appel d’air mondial en faveur de monnaies locales, de modes de paiement et de circuits financiers alternatifs», a rappelé le président sud-africain. L’Union africaine pourrait être intégrée au G20 comme observateur, au même titre que l’Union européenne. Un premier signe que la montée en puissance des BRICS ne pourra pas être ignorée.

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