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L’envoyé personnel du SG de l’ONU dans les camps des réfugiés sahraouis «De Mistura n’a pas la solution»

Nommé le 1er novembre 2021 comme envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Staffan De Mistura, un diplomate italo- suédois, est à pied d’œuvre pour trouver une solution pacifique au conflit opposant le Maroc et le Front de Polisario dans cette dernière colonie de l’Afrique. Une bien rude et périlleuse mission à laquelle est confronté l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental . Il doit réunir les conditions idoines pour le dialogue et arriver à convaincre les protagonistes à accepter les résolutions onusiennes sur le référendum d’autodétermination des territoires occupés.
Depuis un certain temps, la tension et les hostilités ont repris entre le Maroc le colonisateur et le peuple sahraoui qui continuent de réclamer son indépendance. Durant sa première tournée dans la région dans le cadre de sa mission, M.Staffan de Mistura devait entamer sa visite par Alger et la boucler par Rabat sa dernières escale rompant ainsi à la tradition optée par ses prédécesseurs selon les observateurs. Mais l’émissaire de l’ONU a entamé jeudi sa visite dans la région depuis Rabat. Il est arrivé samedi à l’aéroport de Tindouf. Un «non événement» ce qui aurait l’effet pour certains observateurs de ne pas rassurer quant à la volonté de l’ONU d’aller de l’avant dans sa démarche logique de baliser le terrain afin de trouver une voie au plus vieux conflit dans le continent. Plus, certains politologues susurrent que l’envoyé spécial aurait comme feuille de route dans son porte document la résolution du Conseil de l’ONU 2602. Une résolution qui n’arrangerait pas toujours certaines voix ici et là dans la région. De Mistura a été accueilli par le représentant du front Polisario auprès de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et coordinateur avec la MINURSO, M. Sidi Mohamed Omar. Accompagné d’une délégation onusienne, M. Staffan de Mistura s’est rendu dans les camps des réfugiés sahraouis à Smara, deuxième halte de sa première tournée dans la région depuis sa nomination au mois de novembre dernier. L’envoyé personnel onusien rencontrera, durant deux jours, les dirigeants sahraouis et écoutera leurs avis sur la question de la reprise des négociations avec le Maroc en tant que parties au conflit, et les moyens d’une relance constructive du processus politique au Sahara occidental, après le retour à la guerre. M. Staffan de Mistura avait entamé, jeudi, sa visite dans la région depuis Rabat, rappelle-t-on. Pour sa part, le wali de Boujdour (camps de réfugiés sahraouis), Azza Ibrahim Babih, a affirmé, samedi, que les Sahraouis ne comptaient pas trop sur la visite de l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, pour le règlement du conflit avec le Maroc, vu l’inaction du Conseil de sécurité onusien, appelant à la poursuite de la lutte armée jusqu’à l’indépendance. « La visite de M. De Mistura dans la région ne diffère pas de celles de ses prédécesseurs, a-t-elle souligné précisant que face à l’inaction du Conseil de sécurité et de l’ONU qui n’a pris aucune mesure sérieuse, le Maroc poursuit ses tergiversations et continue d’imposer sa politique du fait accompli. « Par conséquent, nous n’attendons pas que De Mistura apporte une solution », a déclaré Mme Azza Ibrahim Babih à l’APS. « Les Sahraouis ne demandent pas l’impossible si ce n’est leur droit à l’autodétermination, un droit garanti par toutes les chartes internationales. Nous demandons seulement l’organisation d’un référendum », a-t-elle soutenu, rappelant que « le Royaume du Maroc avait signé et accepté l’organisation d’un référendum en 1991, mais une fois qu’il a réalisé que les Sahraouis se dirigeaient vers l’indépendance, il a entamé sa stratégie de tergiversations et d’obstacles, qui s’est étalée sur une trentaine d’années, sans guerre et sans paix ». Le wali de Boujdour a souligné que la politique du Maroc fondée sur la stratégie du fait accompli, les violations des droits de l’Homme dans les territoires occupés, et le pillage des richesses sahraouies « n’est plus tolérable tout comme le retour à la table des négociations et arrêt de la guerre est aussi rejeté ». Elle a rappelé à ce propos qu’après l’agression marocaine contre des civils innocents à Guerguerat le 13 novembre 2020 et la violation du cessez-le-feu et du plan de règlement, les Sahraouis étaient contraints de reprendre les armes. « Nous poursuivrons la lutte armée jusqu’à la libération de tous les territoires sahraouis occupés », a-t-elle ajouté.

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