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L’enfant, l’autre victime!

La protection des enfants contre toute forme de violence est au cœur des préoccupations de l’Etat algérien, comme en témoigne l’importance des budgets alloués aux différents ministères, chargés de la protection. L’Algérie s’est engagée, depuis plusieurs décennies, à mettre en adéquation sa législation nationale avec les conventions internationales dont elle est signataire et notamment celle relative aux droits de l’enfant. Malgré ces avancées, les enfants en Algérie restent encore exposés à des violations de leurs droits, notamment du fait d’une croissance démographique forte, de pratiques éducatives et disciplinaires inadéquates, d’une instabilité aux frontières ou encore d’une pression migratoire significative, notait l’UNICEF. La déléguée nationale à la protection de l’enfance, Meriem Chorfi, a fait état, lundi à Ouled Djellal, de 1.200 signalements d’atteinte aux droits de l’enfant, enregistrés depuis le début de l’année via le numéro 1111. « Le numéro 1111 mis à la disposition des citoyens pour le signalement où la demande d’assistance a reçu, durant cette période, plus de 300.000 appels, signalant des cas nécessitant des interventions dont 1.200 cas d’enfants parmi lesquels une partie infime s’adonne à la drogue », a précisé Mme Chorfi, dans une allocution, prononcée, lors d’une journée d’étude sur « La toxicomanie chez les enfants et l’adolescent », tenue à l’Institut national spécialisé de formation professionnelle « Smati Bouzid », au chef-lieu, lors d’une visite de travail dans cette wilaya. A Biskra, elle a insisté également sur « l’importance de signaler toute atteinte aux droits de l’enfant », ajoutant qu’il faut consacrer « le droit de l’enfant au jeu, à l’éducation, à la protection et à l’expression de son opinion ». Le chiffre avancé par la déléguée nationale à la protection de l’enfance est loin d’être représentatif car cette culture de signalement de mauvais traitement n’est pas encore ancrée dans notre société. Dans la rue, on voit des enfants qui vendent du pain ou autre ou des enfants jouant dans la rue à une heure tardive. Chez nous, des parents considèrent que l’enfant est leur «propriété», donc considéré comme leur «objet» leur permettant ainsi de le «corriger». Déjà, le système scolaire pénalise l’enfant car le programme est trop chargé et donc ne permettant pas à l’enfant de jouer et faire du sport ou une activité culturelle. Dans certaines villes, les espaces de jeu pour enfant se comptent sur le bout des doigts. Idem pour les crèches. Aujourd’hui, il faut intensifier les campagnes de la protection de l’enfant à travers nos villes et villages, tout en consacrant un budget spécial destiné aux aires de jeu et à l’épanouissement de nos enfants. C’est ainsi que l’Etat et la société pourront se concentrer sur la lutte contre la violence faite aux enfants et à leur mauvais traitement d’une manière concrète.

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