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L’écriture entre libération et enfermement

La littérature dans son ensemble est un hu-manisme culturel, elle favorise la création comme étant une passion dans l’art romanesque. De ce fait la beauté du style littéraire se définit comme une gymnastique intellectuelle qui favorise de fructueux échanges dans les différents espaces universitaires. Dans cette optique, le département des langues en l’occurrence, celui de littérature française a organisé une journée d’étude ce dimanche à l’auditorium, avec pour thème «dire l’enfermement dans les littératures Magrébines d’expression française». En guise de préambule, l’enseignante Dalila Belkacemi, responsable de la journée d ‘étude fera savoir à l ‘assistance composée de chercheurs et d’étudiants que la littérature, en général, arrive à déceler l’ambigüité et le mystère de la vie en révélant les creusets secrets dans les profondeurs de l’âme humaine évoluant dans un monde en perpétuelle mutation. Notre interlocutrice poursuivra «L’écrivain met en peinture la douleur et la souffrance de l’homme enfermé dans des zones d’incompréhension et de déchirement». Avant de terminer son allocution d’ouverture, elle spécifie le choix des littératures maghrébines d’expression française, en particulier, celles qui offrent un espace d’expression et de (re)conquête d’un moi souffrant. Cette journée est dédiée au décryptage de l’imaginaire de l’écriture,ce fut dense puisqu’ il y a eu plusieurs intervenants en présentiel et en visio conférence. il y avait sur les 15 participants 9 universités étaient représentées: Oran 2- Mostaganem, Ain Temouchent, Tissemsilt, Alger 2, Sétif 2, M’sila, Guelma, Batna 2. Alliant l’est et l’ouest, les différentes communication fertilisent l’usage descriptif de plusieurs romans locaux et étrangers à l’instar de Maissa Bey, Yasmina Khadra, Samir Toumi et bien d’autres. En effet, devant ce maquis de références littéraires, il a été aussi question de discuter l’œuvre d’Assia Djebbar pour analyser le « harem mental et la jouissance mortifère du patriarcat. Pour clôturer cette journée d’étude, il s’est agit d’aborder l’effacement du romancier, Samir Toumi qui lie le processus de subjectivation en passant par la métamorphose. Dans le débat qui favorisait un tant soit peu une dynamique conflictuelle, les conférenciers s’accordaient à dire que la lecture des romans met en valeur une esthétique de l’existence. Façonner la performance permet de «sanctifier la création continue d’imprévisibilité». L’intelligence esthétique de l’art de l’écriture se structure comme un langage qui met en avant la recherche du sens, le grand romantisme littéraire est celui qui valorise l‘esprit du temps, il est indispensable de valoriser «l’éthos» qui met en valeur le lien social d’une société. L’art de la création littéraire permet de mettre en valeur l’écoute comme «Ulysse»arrimé au mât de son navire, tel est le combat de la trame narrative qui nous «ouvre» à l’étrange et qui nous en «défend». Enfin, pour terminer je rejoins le philosophe Foucault pour dire que la folie littéraire n’existe que dans une société.

À propos Adnan H.

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