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L’eau en Algérie, des idées pour le futur !

L’Algérie occupe la 29e place parmi 44 pays exposés à un stress hydrique grave dans les années à venir. Si des mesures urgentes ne sont pas prises pour se prévenir, le risque de pénurie d’eau d’ici 2040 est imminent. Actuellement, l’approvisionnement en eau potable en Algérie dépend de trois sources différentes : les barrages, les nappes phréatiques et le dessalement de l’eau de mer. Mis à part cette dernière, les autres sources sont tributaires des précipitations. Les chercheurs du Centre de recherche en environnement «CRE» de Annaba ont conclu lors du Séminaire national sur l’innovation pour la réutilisation et la valorisation des eaux usées, tenu les 23 et 24 mai à Annaba, que le traitement et le recyclage des eaux usées constituent la solution idéale pour se prémunir des aléas climatiques, notamment les sécheresses récurrentes, relaye «El Watan». Selon le professeur Zihad Bouslama, directrice du CRE dont l’envergure est nationale : «Le volume des eaux usées générées par la population algérienne, estimée à 44 millions d’habitants, aurait aujourd’hui largement dépassé le milliard de mètres cubes (1,09 Md m3), l’Office national de l’assainissement l’a estimé à 927 millions de mètres cubes en 2017. En mars 2022, le ministre des Ressources en eau et de la Sécurité hydrique, Karim Hasni, avait affirmé que le volume des eaux usées épurées était de l’ordre de 500 millions m3/an, soit moins de 50%, avec une réutilisation de l’ordre de 3 millions de mètres cubes dans le secteur industriel et presque autant pour l’irrigation agricole. Cependant, il n’y a pas d’épuration en eau potable destinée à l’alimentation humaine», lit-on. Le chercheur et expert en eau et environnement, Ahmed Kettab, au cours des travaux de la conférence scientifique organisée à l’Ecole supérieure de biotechnologie à Constantine sous le thème «La sécurité alimentaire dans le monde arabe», a fait état d’un déficit flagrant en matière d’utilisation des eaux usées, a plaidé pour une formation actualisée et innovantes en mesure, a-t-il dit, de répondre à cette préoccupation et faire gagner au pays des volumes d’eau qui seront utilisées dans l’irrigation notamment. Kettab, également expert et membre fondateur du Conseil arabe de l’eau, a indiqué à l’APS que le problème de l’eau touche les pays arabes, d’où l’importance, selon lui, de recourir à la solution de dessalement des eaux pour répondre aux besoins exprimés en la matière. Actuellement, l’Algérie compte 11 stations de dessalement d’eau de mer, produisant environ 2,2 millions de mètres cubes d’eau dessalée par jour. Ce volume devrait augmenter à 6 millions de mètres cubes par jour d’ici 2030 avec l’entrée en service des 14 nouvelles stations de dessalement prévues.

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