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Le sort de l’argent volé !

Aucun Algérien n’ignorait que la période présidentielle, allant de 1999 à 2019, était la plus propice pour la constitution de groupuscules maffieux politico financiers où s’entremêlent politique, argent sale, trahison, corruption et toutes sortes de magouille. Cependant, la période allant de 2013, date de la chute du président de la République des suites d’un AVC l’ayant mis hors de toute capacité d’exercer, normalement, ses fonctions de chef d’Etat, jusqu’à sa chute effective avec le régime qu’il dirigeait en 2019, suite à un Hirak populaire, était l’occasion ou jamais, pour une dilapidation à grande échelle des deniers publics. Au contraire, une grande concurrence s’y était installée entre les gangs, notamment ceux de Toufik et ceux de Saïd Bouteflika, afin de brader le maximum de biens du peuple. Maintenant, ils ont tous été mis hors d’état de nuire, que ce soit en prison ou sous une autre façon. Cela, c’est important comme sanction, à l’égard d’une caste d’affairistes et de faux hommes d’Etat, sans le moindre scrupule, ayant semé partout, le mal et la bêtise …Or, le plus important que cela, restant à réaliser, c’est bien de restituer l’argent et les autres biens mal acquis par les gangs susdits. La prison des membres des gangs ne suffirait pas à rendre justice à ce pays martyr. Quand l’argent et les biens mal acquis retourneront à leur place, c’est là et uniquement là que la patrie agressée, piétinée et humiliée, pendant une vingtaine d’années, serait vengée. La balle est, actuellement, dans le camp du régime en place qui a promis au peuple, dès le début de son mandat, de rendre justice à la patrie : cependant, aucune justice ne sera, équitablement, rendue sans que l’argent du peuple et ses biens volés ne soient restitués. Nous savons tous qu’il s’agit bien de chiffres astronomiques et de biens colossaux : les gangs, au fait, ne badinaient pas. Dire autrement : si le peuple ne s’était pas réveillé, par le biais de son prestigieux Hirak, au moment opportun, la Issaba n’aurait pas, maintenant, laissé un sou dans les caisses de l’Etat. Ils auraient pu déclencher une guerre civile, afin de créer un remue–ménage leur permettant d’échapper à la destitution et à la demande de comptes. Plus grave encore, ils auraient pu solliciter l’intervention d’une puissance étrangère afin de se maintenir au pouvoir et échapper à la justice. Nous ne pouvons pas dire que la justice algérienne tergiverse au sujet de la restitution des biens détournés: la justice mène ses enquêtes et ses investigations dans la plus grande discrétion possible: la nature du travail l’oblige. Nous souhaitons, en conséquence, entendre, sous peu, de bonnes nouvelles à ce sujet.

À propos Abdelkader Benabdellah

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