Accueil » CHRONIQUE » Le salaire, l’autre imbroglio !

Le salaire, l’autre imbroglio !

La question de la hausse des salaires ne cesse d’alimenter les débats face à la cherté de la vie et de la chute de la valeur du Dinar. La classe moyenne se rétrécit, c’est une menace pour l’équilibre de toute société. Pour Tebboune , « la réévaluation des salaires est une arme à double tranchant ». Le point indiciaire doit être touché, selon lui. « Il faut que l’augmentation soit juste pour tout le monde selon l’indexation des salaires », a-t-il avancé. Tebboune estime que la hausse des salaires doit être suivie par une productivité. Donc, le pouvoir ne prévoit aucunement une révision salariale, mais il s’engage à lutter contre la cherté de la vie. Déjà, avec la crise pandémique et l’inflation, le secteur privé s’est trouvé « fragilisé » et des sociétés, comme dans le bâtiment, ont trouvé des difficultés pour payer les salaires au début de la crise pandémique. Les syndicats autonomes plaident pour une hausse des salaires. C’est ainsi que l’Union nationale des personnels de l’Education et de la Formation appelle à fixer 65.000 dinars comme salaire minimum à cette catégorie de travailleurs. Un salaire jugé par ce syndicat et tant d’autres « acceptable ». En novembre, le syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique réclamait un SMIC à 50.000 DA. Le président de l’Association algérienne de protection et orientation du consommateur et de son environnement, Mustapha Zebdi, a fait état d’une baisse considérable du pouvoir d’achat de 50 %, malgré la revalorisation des salaires des travailleurs. Les organisations de protection du consommateur ont indiqué que le salaire qui garantit une qualité de vie acceptable tournerait autour de 80.000 dinars en Algérie. Et là, on ne parle pas des travailleurs du marché parallèle qui sont sans aucune protection et sécurité sociale. Au demeurant, une enquête de l’ONS, menée en 2019 auprès de plus de 700 entreprises, a révélé une grande disparité des salaires entre le public et le privé. Le salaire mensuel net moyen est de 58.400 dinars algérien dans le secteur public, alors qu’il n’est que de 34.100 DA dans le secteur privé, soit une différence de 24.300 DA. Le salaire net moyen mensuel d’un cadre est de 88.600 dinars dans le secteur public, contre 73.700 DA dans le privé, celui d’un agent de maîtrise est de 64.100 dinars, contre 38.000 DA dans le privé et enfin le salaire d’un agent d’exécution dans le public est de 40.100 dinars contre 26.900 DA dans le privé, détaille la même source. Un débat sur les salaires est plus que nécessaire.

À propos B.nadir

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Le SOS des enfants du Soudan

«Depuis près d’un an, les ...

Femmes palestiniennes, les victimes invisibles

Dans la bande de Gaza, ...

Le gaz a bien chuté !

Le prix du gaz est ...

Pour un Ramadan sans hausse…

Le gouvernement prend plusieurs mesures ...

Le pétrole a bien «chauffé»

En 2024, le secteur pétrolier ...