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Le Ramadhan: Un mois très dur pour les ménages

Au moment où le mois sacré a été vraiment un mois des affaires juteuses pour les commerçants, toutes catégories comprises, il est, toutefois, sérieusement insupportable pour les ménages. Ce sont, notamment, les petites bourses des classes moyennes et pauvres qui y laissent leur peau. L’on a pu passer le mois du jeûne, à hue et à dia, sans avoir la table bien garnie. Heureusement que la pomme de terre n’a pas fait la tête tout le long du mois, comme ça a été le cas avec les oignons qui sont entrés en lice avec les fruits de luxe. La «salvatrice» pomme de terre a effectivement et sans la moindre surenchère, réussi à sauver la situation avec sa capacité «métamorphosique» de se préparer avec différentes recettes… une question! Est-ce que c’est la loi du marché libre soumis aux règles de l’offre et de la demande qui n’a fait qu’appliquer ses propres règles, ou bien, c‘est les «institutions» des gros bonnets du marché national des fruits et légumes et des produits de l’alimentation générale, qui imposent leurs propres lois? C’est difficile de se prononcer là-dessus, notamment dans un environnement économique opaque ne laissant rien filtrer. C’est presque impossible de procéder à des analyses économiques scientifiquement, logiques et répondant aux critères et aux normes d’un système économique bien défini et transparent. Il est également presque impossible de procéder à des analyses de situation quand «les chiffre» sont pratiquement indisponibles, vu que l’économie nationale roule au deux tiers dans l’informel… Un mandataire qui s’approvisionne chez un fellah sans être muni de factures cela devrait s’appeler de l’informel. Idem pour le détaillant qui s’approvisionne chez le mandataire du marché sans l’usage de factures où est mentionné le produit, la date, et les prix, cela devrait également s’appeler de l’informel…Seulement, chez nous, puisque ces comportements sont familiers, cela est devenu naturel avec le temps. Le monde du commerce en Algérie est classé le deuxième après celui de l’urbanisme et de l’immobilier où la magouille y règne sans bornes, dans le hitparade des secteurs les plus mouillés par la corruption et la transgression des lois de la république. Cela, sans le moindre doute, serait dû à la faiblesse de l’Etat face aux réseaux parallèles agissant dans l’ombre, ayant réussi à mettre la main sur pas mal de secteurs vitaux du pays… Et, d’ailleurs, c’est la raison pour laquelle l’on a tout fait, – et toujours en train de faire- afin que l’Etat préserve cette grave et regrettable situation d’incapacité.

À propos Abdelkader Benabdellah

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