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Le Ramadhan entre la foi et les coutumes

«Le mois de Ramadhan au cours duquel le Coran est descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement». El baqara V. 185

C’est dans ce verset coranique que tout le sens profond du Ramadhan, voire du jeûne, a été résumé. Le reste, c’est les folies d’un être humain égaré par le manque de discernement, de foi authentique et même de maturité, si je puis dire. Donc, lorsque l’on analyse nos comportements, pendant ce mois, on peut facilement constater que nous sommes passés à côté de la plaque. J’insinue ici, cet engouement effréné pour la surconsommation. Ajoutant à cela la résurrection du démon de la violence et la roue du travail qui se met à tourner au minimum nécessaire. Heureusement qu’il y a d’autres comportements positifs qui viennent sauver la situation. Les gens pieux ne manquent jamais à leur présence, dans la société, afin d’y apporter l’équilibre nécessaire pour la survivance d’un groupe social. Oui, heureusement… !! Et c’est normal! Chaque croyant devrait comprendre et pratiquer le Ramadhan selon sa foi, son niveau intellectuel et sa culture religieuse. Il y a des gens comme les laïcs et les communistes qui considèrent le mois sacré comme étant un des aspects de l’identité nationale. Ce qui est le contraire chez un érudit en religion ou quelqu’un possédant une culture et des connaissances religieuses suffisamment fournies. La même chose chez des citoyens ordinaires vivant par les coutumes et les plis sociaux hérités des ancêtres, sans base intellectuelle. La société algérienne, à l’instar de toutes les sociétés du monde musulman, sont un patchwork sociétal composé de mentalités, d’aspects comportementaux, de cultures, de connaissances richement diversifiées, par régions géographiques et par couches sociales. C’est une brève analyse lorsque l’on voudrait comprendre les choses et non les juger ou préjuger. Que nous acceptions ou non cette réalité, elle est bien là. Il y a un mois de ça, que certains algériens d’une certaine catégorie, qui avaient, rappelle-t-on, entamé l’audacieuse opération de s’approvisionner en huile de table et autres denrées.. Cette catégorie de citoyens possède un point de vue un peu terre à terre au sujet du carême et du mois sacré. Idem, pour les barons de la spéculation qui voient le mois sacré comme étant l’opportunité en or de l’année afin de se remplir les poches et se gonfler le ventre. Entre toutes ces contradictions caractérisant notre société, il y a l’autorité de l’Etat qui ne fonctionne pas toujours comme il le faudrait.

À propos Abdelkader Benabdellah

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