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Le privé va s’investir dans le transport aérien

Nous ne pouvons nous exprimer sur le fait que l’Etat algérien va permettre au privé à s’investir dans le transport aérien, tant que nous ne savons pas encore comment cet investissement va être. Va-t-on par exemple, autoriser les privés à se créer des compagnies de transport aérien concurrentes ou bien cette «immixtion» dans un secteur longtemps et entièrement, monopolisé par l’Etat, irait se limiter à mettre en place des petites entreprises de services, sans outrepasser le giron d’Air Algérie … Donc, il y a plusieurs niveaux par lesquels les investisseurs privés pourraient apporter leurs services au secteur du transport aérien. Personne ne feint ignorer que le secteur du transport aérien algérien est parmi les plus catastrophiques dans le monde. Nous savions déjà depuis belle lurette que l’on avait assez dit sur la nécessité d’apporter les réformes nécessaires à la compagnie Air Algérie en vue de l’ajuster aux normes internationales. Il se pourrait bien que la proposition de faire participer les investisseurs privés dans ce secteur ferait partie de cette stratégie de développement visant à redorer le blason au transport aérien algérien. Attention ! En Algérie, les réformes ont tout le temps fait faillite ! Pourquoi ? Parce que les réformes sont la plupart du temps inspirés par des forces occultes voire des groupes d’intérêts cherchant par là à servir, avant tout, par le truchement de ces réformes, leurs affaires personnelles. A notre modeste avis, aucune mesure visant à améliorer la situation à Air Algérie ou tout autre secteur vital du pays, ne serait porteuse de fruits, tant que l’Etat de droit n’a pas encore fixé durablement ses vis au sol. Toute réforme devrait, normalement, viser les services cardinaux de l’Etat. Le système bureaucratique corrompu en premier lieu, qui a mis l’Etat dans une situation paralytique. A vrai dire, quand l’état de santé de l’Etat de droit serait rétabli, tout va, de facto, se rétablir avec. Malheureusement, il n’y a pas d’astuces de grand- mères, en vue de redresser cette situation et sauver le pays en conséquence. Pire encore, la plupart des gens du système politique trouvent bien leurs comptes dans ce genre de précarité et pour ça que les réformes tardent à venir, encore moins leurs résultats. Un Etat de droit voudrait dire la soumission de tout le monde sans la moindre exception, aux lois et aux règles de la République. Or, la réalité des choses corrompue jusqu’aux ongles, va presque perdre tous ses privilèges et ses pouvoirs au cas où le pays est remis sur pieds, selon les normes d’un pays authentiquement moderne.

À propos Abdelkader Benabdellah

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