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An employee of GSA Austria holds wads of 100 euro banknotes at the GSA company's headquarters in Vienna in this July 22, 2013 file photo. Austria's coalition partners have agreed to cut taxes by 5 billion euros ($5.3 billion) to give the stalled economy a boost by increasing consumers' spending power from next year. Chancellor Werner Faymann called the agreement to cut income tax "the biggest tax reform in post-war Austrian history". Picture taken July 22, 2013. REUTERS/Leonhard Foeger/Files (AUSTRIA - Tags: POLITICS BUSINESS) - RTR4T7PJ

Le Premier ministre affirme la détermination de l’Etat à récupérer l’argent pillé. Le grand défi

Synthèse de B. L.

L’argent volé, détourné, exploité pour des intérêts personnels et placé dans des comptes bancaires à l’étranger ou tout simplement caché en Algérie, est l’affaire qui passionne les Algériens dont le dénouement est attendu avec cependant un certain scepticisme. Oui, car ils sont nombreux qui croient dur comme fer que ces milliards sont définitivement perdus. Et pour cause, cet argent du peuple a été pillé durant de nombreuses années et il est impossible aujourd’hui d’espérer le récupérer voire même déterminer le montant réel. Mais, le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, n’est visiblement pas d’accord et compte relever le défi en tant que représentant de l’Etat. C’est d’ailleurs ce qu’il a réaffirmé encore une fois, jeudi dernier, devant les députés, lors de ces réponses aux questions des membres de l’APN. Le Premier ministre a fait état de «l’adoption d’une approche globale concernant ce dossier (argent pillé) à travers la mise en place de mécanismes de coordination de haut niveau, outre le lancement d’une série de procédures avec les pays vers lesquels les fonds pillés ont été détournés». Malheureusement, tout le problème est situé au niveau de ces procédures, sachant que certains pays étrangers ne sont pas très chauds généralement pour répondre favorablement. Pourtant, le Premier ministre a expliqué que l’approche adoptée par l’Etat passera par «l’activation des outils juridiques disponibles dans le cadre des accords internationaux bilatéraux et multilatéraux, notamment la Convention des Nations Unies contre la corruption». Il est évident que si l’Algérie arrive à convaincre les pays concernés pour récupérer toute cette richesse détournée, ce sera à coup sûr une belle victoire que le peuple algérien applaudira. Mais nous savons de par l’histoire que ces procédures y compris toutes les conventions onusiennes aboutiront rarement. Dans ses réponses, Aïmene Benabderrahmane semble convaincu de mener cette mission «impossible» à bien, lui qui ajoute que «des mécanismes et des initiatives de coopération ont été activés dans le cadre d’organisations internationales spécialisées afin de suivre la traçabilité de ces biens, les localiser et échanger des informations à leur sujet». Concernant le mécanisme de règlement à l’amiable pour la récupération des fonds pillés détournés vers l’étranger, M. Benabderrahmane a indiqué que ce mécanisme « s’est avéré efficace dans de nombreux pays et considéré comme une pratique idéale et efficiente dans la lutte contre la corruption. Cependant, il ne concerne pas les personnes physiques mises en cause, ni les sanctions prononcées à leur encontre, mais concerne plutôt les personnes morales, à savoir les sociétés étrangères impliquées dans des opérations de corruption, qui ont également bénéficié de ces fonds détournés dans le cadre de transactions et de projets, objet de pratiques de corruption. Par ailleurs, il a réitéré « la volonté de l’Etat à lutter sans relâche contre la corruption et les corrupteurs et de récupérer l’argent du peuple pillé et ce, par la mobilisation de toutes les institutions de l’Etat, y compris son poids diplomatique, dans le strict respect de la loi et de l’indépendance de la justice ». « L’Etat ne cédera sur aucun dinar volé ou détourné, ni aucune parcelle de terrain pillé ou détourné de sa vocation. C’est là une +Amana+ que nous veillerons tous à préserver ».

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