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Le pouvoir d’achat, l’autre imbroglio !

Le pouvoir d’achat en Algérie est en chute libre. La cherté de la vie avec la toute récente hausse des prix qui a touché tous les produits de large consommation dont la pomme de terre et la viande blanche, est devenue un lourd fardeau pour le citoyen. Nos responsables se contentent de répéter que c’est à cause de la baisse du dinar et de la crise pandémique. Or, aucun plan n’a été «pensé» pour la réévaluation du dinar. Une étude réalisée par le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique et la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie révèle qu’un salaire minimum de 81.751,14 DA est indispensable pour assurer les besoins essentiels d’une famille de 05 membres contre 73.027 DA/mois en 2017, soit une augmentation de 8.750 DA (+12%). «Plus de 70% des emplois dans notre pays sont dans les secteurs privés. Mais 50% des emplois sont informels, et plus de 06 millions de personnes qui activent dans les secteurs de l’agriculture, du bâtiment, de la transformation, ne sont pas déclarées et n’ont pas de couverture sociale», relève l’étude qui indique d’autre part: «Les derniers mois, le gouvernement a pris des mesures fiscales pour soutenir les entreprises. Il a également octroyé des aides exceptionnelles aux «petits métiers», à hauteur de 30.000 DA pour une période de trois mois et une allocation de 10.000 DA pour les familles nécessiteuses, mais ces aides ont touché que 5% des familles». Pour nos gouvernants, le plus important est qu’il n’y ait pas de «pénurie». Ils ne se préoccupent pas de l’indice d’achat. Selon l’expert en finances et DG du cabinet RMGC Advice & Solution, Souhil Meddah, dans un entretien à Algérie Eco, il a expliqué que la diminution de la liquidité bancaire pour cette année 2020 serait, sans doute due, à la baisse de l’activité économique dans le pays. Ce phénomène démontre que cette activité a, selon l’expert, déjà subi une baisse significative. Mais aussi, qu’elle va subir davantage de décroissance dans le futur. Ce qui va freiner incontestablement la reprise économique du pays, déclare le financier. Il faut agir pour éviter la crise qu’a vécue la Grèce ou le Liban.

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