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Le poulet n’a pas non plus été épargné

La vague des hausses aveugles des prix n’a, paraît-il, épargné aucun produit, sauf le bulbeux fenouil, comme je viens de l’apprendre par le biais d’un compte d’un internaute du Facebook. Et, si ce n’est pas la protection – réussie cette fois- des pouvoir publics, nous aurions trouvé des difficultés même pour se rassasier du pain… Donc, pourquoi pas le poulet puisqu’il est également convoité par le citoyen, notamment celui qui n’a pas assez de force pécuniaire pour se permettre la viande rouge et les poissons. La loi « classique » du marché – de l’offre et de la demande – voulait que tout produit convoité et ardemment désiré, il fera, sans le moindre doute, objet de spéculation, de la part de ceux qui n’ont que ça à faire. C’est-à-dire ceux, curieusement mus par un esprit de cupidité effrénée et du profit rapide, coûte que coûte. C’est le Ramadhan, le mois de la surconsommation, par excellence et il faudrait en saisir l’occasion. Qui sait, d’ailleurs ? Peut-être que ce marchand de poulet ne va pas vivre jusqu’au prochain Ramadhan ou peut-être finirait il ces jours, avant le bouclage de ce mois ! En tous les cas, il a horreur de quitter ce bas monde les poches du suaire pas assez pleines de pognons. Justement, la fièvre du profit et du gain facile ne laisse jamais sa victime aveuglée, penser à toute autre chose qu’à remplir la caisse et penser « recette » plus même à sa santé et son bien-être. Discours moralisateur dites-vous ? N’est-ce pas ? Oui, peut-être et c’est ce qu’il faudrait dans un temps où la morale s’était, regrettablement, éclipsée de notre quotidien, de la qualité de nos relations, les uns les autres. Un jour quelqu’un avait essayé de me convaincre que le monde, ce grand monde, serait devenu un village, à cause du développement démesuré des moyens de communication. Ce n’est pas un grand village- lui avait-je dit, qu’était devenu notre monde, mais un grand Serengeti, en référence à ce prestigieux parc en Afrique équatoriale, d’animaux sauvages, où le prédateur fort se nourrit pour survivre, de la chair du plus faible brouteur. Quand la loi et la morale font défaut dans une société et bien cela va – de facto – donner libre cours aux instincts les plus bestiaux cachés dans l’Homme. Cela est plus courant quand un Etat, supposé fort, est « détrôné » par une sorte d’un nébuleux état parallèle, faisant gérer, à son profit, une économie et des institutions parallèles.

À propos Abdelkader Benabdellah

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