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Le phare de l’Afrique

Thierry Desjardins, un journaliste au prestigieux quotidien français «Le Monde» et spécialiste du monde arabe à l’époque, disait de l’Algérie, des années 1970, qu’elle est le phare du monde. Ce qualificatif n’était pas un vain mot, il lui a été inspiré par les positions fermes et immuables de l’Algérie, encore jeune Etat qui venait de s’émanciper d’une longue nuit coloniale. Ses positions touchaient, notamment, les mouvements de libération en vogue en cette période cruciale caractérisée, surtout, par un vaste contre–courant entamé par les peuples de la terre encore sous le joug d’un système colonialiste des plus néfastes, ayant parfois duré des siècles. De la Palestine au Front Polisario, du Vietnam à l’Angola, l’Algérie y était présente, afin d’y apporter son aide logistique à ces peuples en détresse, sur les plans matériel, politique et diplomatique. D’ailleurs, ces positions claires et fermes, en faveur des peuples opprimés, nous ont valu la perte d’un grand président, en la personne du regretté H.Boumediene dont la mort subite reste toujours, mystérieuse. Le rebondissement en force, sur la scène internationale de l’affaire du Sahara occidental, sur les plans militaires et diplomatiques, va pousser l’Algérie à se mobiliser et à y mettre le paquet également sur tous les plans. L’affaire du Sahara Occidental, bien qu’internationale, restera toujours une question touchant, avant tout, le processus de décolonisation en Afrique du fait qu’elle représente la dernière portion encore illégalement occupée, au regard du droit international et bien sûr des résolutions de l’ONU… C’est une affaire afro-africaine et c’est justement, dans ce cadre juridique et cette perspective politique que l’Algérie avait préféré agir, le colonisateur et le colonisé faisant partie, tous les deux, du continent africain. En usant d’une façon positive de son poids politique et diplomatique, lourd sur le continent, l’Algérie a essayé de mobiliser les gouvernements des pays de l’Afrique, notamment et relativement, les plus puissants d’entre eux à s’engager d’une façon positive à la faveur du peuple sahraoui en lutte, depuis près d’un demi siècle. Le dernier périple du MAE, Mr S. Boukadoum, avait, parait-il, et selon des sources diplomatiques, apporté ses fruits. Et si ces informations s’avéreraient justes, l’on pourrait espérer dans un avenir, pas très proche, une issue honorable à ce conflit. Afin d’éviter de se mentir à soi-même, le côté marocain n’est pas, quant à lui, dépourvu de cartes à jouer dans cette partie, aux issues impossibles pour le moment. La monarchie de Rabat n’est pas, également, prête à se laisser faire passivement, dans ce conflit; le Maroc possède lui aussi des alliances qui pourraient lui profiter diplomatiquement, à leur tête pourrait se trouver le sionisme international avec sa redoutable et hégémonique finance..

À propos Abdelkader Benabdellah

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