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Le pétrole va rebondir…

Les risques de contagion entre les banques continuent de tenir les investisseurs en haleine, réduisant leur appétit pour des actifs tels que les matières premières, car ils craignent qu’une nouvelle déroute ne déclenche une récession mondiale et ne réduise la demande de pétrole. Le prix du baril de Brent s’est replié de 2,31% à 72,97 dollars tandis que le WTI américain a, lui, concédé 2,35%, à 66,74 dollars. Les cours du pétrole sont répartis à la baisse vendredi et ont clôturé à leur plus bas niveau depuis près de 15 mois, minés par la crise bancaire persistante qui fait redouter un freinage du crédit et de l’économie. Le rapport mensuel de l’Agence internationale de l’énergie sur les marchés pétroliers a également fait état d’un marché baissier, prévoyant que l’offre mondiale de brut devrait «facilement» dépasser la demande au cours du premier semestre avant de resserrer l’écart plus tard dans l’année. «Cette crise bancaire renforce la peur d’une récession. Cela n’augure rien de bon pour la demande de pétrole», a réagi à l’AFP l’analyste John Kilduff d’Again Capital, en référence à la faillite de trois établissements américains en quelques jours dont la Silicon Valley Bank. «À part l’or, c’est tout le secteur des matières premières qui semble penser qu’on va vers une récession», a estimé Bill O’Grady, de Confluence Investment, auprès de l’AFP. Depuis le début du choc qui a frappé les banques américaines, il y a une semaine, l’or noir, souvent considéré comme un indicateur avancé de l’économie, fait partie des actifs les plus touchés. Le WTI s’est contracté de près de 13% en une semaine. «Ce décrochage est excessif et entraîné par des intérêts spéculatifs, pour l’essentiel», selon les analystes de Commerzank. Des responsables de pays membres de l’OPEP, cités par plusieurs médias, ont laissé entendre que le cartel n’agirait pas à court terme pour tenter d’enrayer la glissade des prix. L’OPEP a mis à jour, mardi, ses prévisions pour l’année 2023. Le cartel persiste et signe en maintenant son estimation d’une hausse de la demande de 2,3 millions de barils par jour. Il prévoit une augmentation de la demande asiatique, et un abaissement de celle de l’Amérique et de l’Europe. Pour Mark Waggoner, néanmoins, les cours sont proches de leur plancher. «La demande va rebondir» avec l’arrivée du printemps, relève-t-il. Les raffineries, dont beaucoup étaient en phase de maintenance, «vont repartir et on va voir les réserves de brut baisser».

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