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Le pétrole résiste à Omicron

Les cours du pétrole ont terminé en hausse mardi, accueillant avec sérénité l’annonce d’une augmentation limitée de production des pays liés par l’accord Opep+. C’est la première fois depuis le 25 novembre, la veille de l’identification du variant Omicron du coronavirus, que le Brent finit une séance à 80 dollars ou plus. Lors de leur réunion de ce mardi à Vienne, l’Opep et ses alliés, Russie en tête, ont, sans surprise, entériné l’augmentation de 400.000 barils par jour en février, considérant que l’impact du variant Omicron sur l’économie mondiale sera faible. Les producteurs bénéficient d’un prix du baril qui évolue ces dernières semaines entre 75 et 80 dollars le baril, selon la référence. Elle traduit le fait que les 19 pays producteurs concernés considèrent que l’impact du variant Omicron sur l’économie mondiale, et donc sur la demande de pétrole, sera faible. Ce volume est le même que celui qu’ils avaient ajouté à la mi-2021. Ce rythme sera donc confirmé le 2 février lors de la prochaine réunion de l’organisation. Fin 2021, les ?tats-Unis ont exhorté le cartel à pomper davantage de pétrole pour calmer la hausse des prix et aider l’économie mondiale à se remettre de la pandémie. Mais selon l’Opep+, le marché n’a pas besoin d’encore plus de pétrole. En effet, le niveau de production algérienne de pétrole augmentera de 10.000 barils/jour en février prochain pour atteindre 982.000 barils/jour, suite aux décisions de la 24ème réunion ministérielle de l’Opep+, a indiqué mardi à Alger le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab. «Nous avons été très attentifs aux développements récents qui pourraient impacter la stabilité et l’équilibre du marché pétrolier international, en particulier la vague de contaminations au variant Omicron qui touche de nombreux pays industrialisés», a expliqué M. Arkab à la presse à l’issue de la réunion. Le ministre a cependant souligné que même si la dangerosité de ce variant «semble être moins élevée» que les précédents variants, «son extrême contagiosité fait peser un risque majeur sur le fonctionnement des économies, et par conséquent, sur la demande de pétrole».

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