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Le Pétrole et le gaz au centre de la guerre

Les prix du pétrole ont augmenté de 4 % en réponse aux sanctions renforcées par les États-Unis sur les exportations de pétrole russe. Ces sanctions ont intensifié les préoccupations concernant l’offre sur un marché énergétique déjà étroitement équilibré. Les États-Unis ont imposé des sanctions à deux compagnies maritimes jeudi pour avoir enfreint le plafond du prix du pétrole fixé à 60 dollars le baril par le G7. Le département du Trésor américain a souligné que cette action visait à réduire de manière responsable les bénéfices pétroliers du gouvernement russe et à contenir la machine de guerre russe. Les sanctions ont été imposées à un propriétaire pétrolier en Turquie et à un propriétaire aux Émirats arabes unis transportant du pétrole russe dont le prix était supérieur au plafond fixé. Les investisseurs craignant que la guerre entre Israël et le Hamas ne se propage jusqu’aux pays voisins, dont certains sont d’importants producteurs d’or noir. «Les prix du pétrole bondissent en raison de l’incertitude géopolitique croissante et des tensions croissantes au Moyen-Orient, qui abrite près d’un tiers de l’approvisionnement mondial en pétrole», explique Lukman Otunuga, analyste de FXTM, interrogé par l’AFP. L’Iran est au centre de l’attention en raison de son soutien sans réserve au Hamas. Bien que Téhéran soutienne depuis longtemps le mouvement islamiste, les dirigeants iraniens affirment néanmoins ne pas être impliqués dans l’attaque que le Hamas a lancée samedi contre Israël, l’ennemi juré de la République islamique. «À mesure que ce conflit s’intensifie, le risque que l’Iran soit directement impliqué pourrait perturber l’approvisionnement en pétrole» et le propulser «bien au-dessus du niveau de 100 dollars le baril», affirme à l’AFP Edward Moya, analyste chez Oanda. Par ailleurs, cette semaine, le cours du future de référence pour le gaz en Europe – le Dutch TTF – a bondi de 40% à 53,60 euros le mégawatt-heure pour le contrat de novembre. Cette situation découle de plusieurs facteurs, notamment l’incertitude géopolitique liée à la guerre au Moyen-Orient, les dommages subis par un gazoduc en mer Baltique et les soupçons d’implication de la Russie. La fuite sur le gazoduc reliant la Finlande à l’Estonie en mer Baltique, qui a entraîné son interruption, a été attribuée à une « activité extérieure », et les services de renseignement finlandais ont évoqué une menace accrue d’opérations russes sur les infrastructures finlandaises depuis l’adhésion du pays à l’OTAN.

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