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Le pétrole, casse-tête de l’OPEP

Comme prévu, l’OPEP a convenu d’une augmentation quasi dérisoire pour le mois de septembre: à savoir «100.000 barils par jour», comparativement aux quantités de quelque 432.000 puis 648.000 barils supplémentaires, fixées les mois précédents, a annoncé l’Alliance à l’issue d’une réunion ministérielle. Le niveau de production du pétrole en Algérie augmentera de 2.000 barils/jour en septembre prochain, ce qui portera la production nationale à 1,057 million de barils/jour. «La disponibilité très limitée» de la capacité de pomper plus de brut dans un court laps de temps «exige qu’elle soit utilisée avec une grande prudence», a déclaré l’OPEP et ses alliés dans un communiqué publié à l’issue de sa 31e réunion ministérielle. Edward Moya, analyste d’Oanda, a ironisé sur «la plus petite hausse de l’histoire de l’OPEP+, qui n’aidera pas la planète à surmonter la crise énergétique actuelle». A l’AFP, il va jusqu’à prédire «un revers dans les relations américano-saoudiennes». «Une misère» également, selon Han Tan, d’Exinity, qui note que l’augmentation était si faible qu’elle a poussé les cours du brut en terrain positif pendant quelques heures. Mais à aucun moment, il ne parle de l’inflation du dollar. Matthew Holland, analyste géopolitique pour l’Institut de recherche Energy Aspects, estime que «ne pas pomper trop pour «soutenir les prix» face aux inquiétudes macroéconomiques, mais aussi «prendre acte de l’inflation des prix de l’énergie et de l’appel des États-Unis à une production plus élevée». Mais le Cartel a aussi pris une «bonne» décision: Les leaders de l’OPEP, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, seraient prêts à fournir une «augmentation significative» de la production de pétrole si le monde était confronté à une grave crise de l’offre cet hiver, ont déclaré des sources familières avec la pensée des principaux exportateurs du Golfe, relaye «Zone Bourse». Trois sources, selon Reuters, s’exprimant sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du sujet, ont déclaré que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis pourraient pomper «nettement plus», mais ne le feraient que si la crise de l’approvisionnement s’aggravait. Les prix ont immédiatement rebondi à l’annonce de la décision, avant de plonger face aux données hebdomadaires sur les réserves commerciales de brut aux Etats-Unis. «Les prix du pétrole sont un peu plus bas aujourd’hui après avoir chuté la veille en raison d’une augmentation surprise des stocks» américains, commente Craig Erlam, analyste chez Oanda. Les prix du pétrole stagnaient vendredi, les deux références mondiales du brut, évoluant à leurs niveaux précédant l’invasion russe de l’Ukraine, étant minées par les craintes de récession qui pèsent sur la demande.

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