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Le pétrole au-devant de la scène

Les prix du pétrole brut ont chuté en début de séance, lundi, à la suite des protestations croissantes contre la politique «zéro Covid» en Chine, plus grand importateur de pétrole au monde. Les protestations se sont intensifiées dans de nombreuses villes chinoises, au milieu de la fermeture de nombreux grands quartiers, avec le rebondissement de la pandémie de coronavirus, ce qui affecte négativement la demande de pétrole brut. Les prix à terme du brut Brent, référence mondiale pour la livraison en février, ont chuté de 2,65%, soit 2,22 dollars, à 81,53 dollars le baril, jusqu’à 06h42 GMT. La Chine est le premier importateur de pétrole brut au monde, avec une moyenne quotidienne de 10 millions de barils, alors qu’elle arrive en deuxième position en matière de consommation, derrière les États-Unis, avec une moyenne de 13,5 millions de barils par jour. Cependant, Washington a annoncé ce samedi l’allègement de l’embargo pétrolier envers le Venezuela, en autorisant le géant pétrolier Chevron à reprendre partiellement ses extractions d’hydrocarbures dans le pays. Une décision qui intervient après l’annonce d’un accord entre le président vénézuélien Nicolas Maduro et l’opposition sur la création d’un «fonds pour la protection sociale du peuple vénézuélien». Les États-Unis cherchent à diversifier leur approvisionnement en hydrocarbures pour compenser la perte du brut russe à la suite des sanctions prises, en réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le Venezuela disposerait des plus grandes réserves au monde, d’après certains experts, selon «Libération». Au demeurant, les représentants des pays de l’Union européenne reprendront, ce vendredi, les discussions sur le projet de plafonnement des prix du pétrole russe, a déclaré un diplomate à Reuters. Le diplomate, qui a refusé d’être identifié, a ajouté qu’il n’était pas connu à l’heure actuelle dans quelle mesure les positions des Etats membres avaient convergé. Jeudi, les Vingt-Sept étaient toujours en désaccord sur le projet de plafonnement du prix du gaz russe qui vise à limiter la capacité de Moscou à financer la guerre contre l’Ukraine, tout en évitant un choc sur l’offre mondiale de pétrole, selon Reuters. En somme, le pétrole est au cœur de la guerre en Ukraine et son prix rebondira certainement.

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