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Le paysage préélectoral s’installe progressivement. Course à la présidentielle

La décision du Président de la République, Abdelmajid Tebboune, de tenir l’élection présidentielle anticipée le 7 septembre, a mis un terme aux spéculations sur un possible report de cette échéance et a confirmé, à de grandes proportions, sa volonté d’écourter le mandat présidentiel actuel selon la Constitution qui stipule une anticipation du scrutin trois mois avant sa tenue dès lors que le paysage politique national se soit mis en marche à vingt jours de la convocation du corps électoral, prévue le 8 juin prochain avec, à la clé, les rassemblements populaires des militants des partis politiques agréés, à travers tout le territoire du pays, mais aussi la symbiose de la rue algérienne et de la société civile pour contenir cet événement majeur de la vie du pays. La scène politique est donc en ébullition depuis l’annonce par le Président d’une présidentielle anticipée et est appelée même à s’intensifier à l’approche du Jour «J». Chaque jour que Dieu fait, apporte, son lot de lectures sur les contours de la prochaine joute décisive.
Les week-ends sont de plus en plus animés dans les quatre coins du pays. L’annonce, hier, de la candidature de Louisa Hanoune, à laquelle se sont ajoutées les multiples actions partisanes dans lesquelles a été évoquée, d’une manière ou d’une autre, la présidentielle du 7 septembre prochain, a eu pour effet de surchauffer le climat politique tiède et morose auparavant. Cette sortie de l’ornière de la classe politique, et son retour sur la scène médiatique, augure en effet des lendemains plus remarqués et plus intenses en terme d’activités riches et diversifiées, de meetings populaires, de déclarations ou d’intentions de candidature à la future présidentielle. Un paysage politique qui se met, ce faisant, progressivement dans le bain de la future campagne électorale. Les semaines connaissent les déplacements de présidents et secrétaires généraux des formations politiques dans les wilayas. Le parti politique du «Front Al Moustakbal», le parti «Talai AL Houriates», ainsi que plusieurs autres cylindrées ont déjà annoncé la couleur et chaque week-end ne passe pas sans qu’une activité ou rassemblement soit organisé dans une wilaya. Le calendrier des partis politiques s’annonce tellement chargé que la future présidentielle occupe tous les projecteurs et galvanise les bonnes volontés et les patriotes autour de l’Algérie nouvelle. Les formations politiques qui partent à la rencontre des populations, n’espèrent pas mieux et entendent convaincre les électeurs à aller en masse aux urnes. Ce n’est plus en effet le même climat de méfiance d’antan envers la chose politique mais un retour à l’espérance parce qu’il s’agit de l’Algérie nouvelle. Nonobstant, les acteurs politiques sont sur le terrain et la fièvre électorale tend à s’installer à mesure qu’approche le scrutin présidentiel. En effet, à vingt jours de la convocation du corps électoral, prévue le 8 juin prochain, c’est tout le paysage politique qui frémit. Comme en témoigne l’ambiance qui aura marqué l’ensemble des activités partisanes de ce week-end. Qu’il s’agisse du PT, du FFS, du RND ou des autres formations politiques, le temps était à la mobilisation des troupes et au débat quant à la position finale à prendre par rapport à l’échéance présidentielle. En attendant que ces entités tranchent leur position, comme c’est le cas pour le vieux parti de l’opposition, une première décantation semble s’être déjà opérée. Particulièrement avec l’officialisation de la participation de Louisa Hanoune à ce scrutin. Cette candidature est ainsi venue élargir le spectre des prétendants à la magistrature suprême. La course présidentielle a enregistré déjà deux candidatures. Il s’agit, d’abord, de Zoubida Assoul, patronne de l’Union pour le changement et le progrès (UCP) qui était la première à faire état de son intention de briguer la magistrature suprême. «Après mûre réflexion, et au regard de la situation de notre pays, dans un monde qui annonce des bouleversements sans précédent, faisant craindre des risques sécuritaires réels qu’induit la nouvelle géopolitique, j’ai décidé de me porter candidate à la présidentielle 2024, après approbation du Conseil national le 1er mars de l’année en cours», a-t-elle expliqué. Ce fut au tour par la suite de Belkacem Sahli, patron de l’Alliance nationale républicaine (ANR), du défunt ancien chef de gouvernement Rédha Malek, de déclarer sa candidature. «Concernant la prochaine élection présidentielle, le groupement des partis a décidé d’y participer à travers un candidat consensuel, en l’occurrence le professeur Belkacem Sahli…», est-il indiqué dans le communiqué signé par cette nouvelle alliance. Candidat d’un groupe de partis, réunis dans l’alliance «la stabilité et la réforme», l’ancien secrétaire d’État multiplie depuis les sorties et les conférences zonales en perspective du scrutin présidentiel. Ceci pour les partis politiques qui ont décidé et validé leur option de participer à ce scrutin ainsi que le nom de leur candidat. Ce qui n’est pas le cas pour le Mouvement de la société pour la paix (MSP). Reste que le parti islamiste figure de proue de l’ex-coalition et même s’il ne compte pas de galons aussi comme importants qu’ «Al Bina», par exemple, maintient le suspense. Pour preuve qu’il n’a pas encore désigné celui qui sera son candidat. La réponse sera apportée par le Conseil consultatif du parti, qui tranchera la question à l’occasion de sa prochaine session prévue dans une semaine. L’instance de délibération du parti se prononcera à l’issue de cette session prévue les 24 et 25 mai en cours. En plus d’entériner l’option de la participation qui a vite fait consensus au sein des structures du parti, cet organe donnera le nom du candidat du parti pour la présidentielle. «Tout indique que c’est le président du parti, Abdelali Hassani Cherif, qui sera le candidat du MSP», indique-t-on dans l’entourage du parti. Ce dernier s’apprête ainsi, après avoir peaufiné sa stratégie de campagne, à s’engager dans la course présidentielle comme propre candidat, près de trente ans après celle du défunt Mahfoud Nahnah, en 1995.

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