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Le mouton qui s’invite partout!

Dans son discours d’ouverture du Forum de l’investissement et de l’exportation Algeria Expo-Invest, qui s’est tenu au palais des expositions, le ministre du Commerce, Tayeb Zitouni, a abordé la question de l’instabilité des prix des moutons de l’Aïd. Selon le ministre Zitouni, l’instabilité actuelle du marché est principalement due à un phénomène courant: la loi de l’offre et de la demande. Il a expliqué que les prix non subventionnés ne peuvent être contrôlés. En conséquence, les autorités ne peuvent pas réguler les prix des produits disponibles sur le marché libre, y compris ceux du secteur privé. Le ministre a souligné que seule la fixation des prix des produits subventionnés est sous leur contrôle. Pour ce qui est des prix des moutons de l’Aïd, ils dépendent exclusivement de la dynamique de l’offre et de la demande. En effet, le mouton s’est invité à tous les plateaux et aux discutions politiques. Il est partout car son prix est devenu «insupportable» et hors de portée du citoyen et même du cadre moyen. Les spéculateurs ont encore frappé. Pour sa part, le ministre de l’Agriculture, Mohamed Abdelhafidh Henni, a indiqué : «Nous ne pouvons pas soumettre ces vendeurs occasionnels à fixer les prix de leurs moutons. C’est la loi de l’offre et de la demande qui dicte les prix. Beaucoup d’intermédiaires et vendeurs occasionnels conditionnent les prix», ajoute-t-il. Mais le ministre oublie que l’Etat soutient le prix de l’aliment de bétail et donc, indirectement, le mouton et le poulet. Dans ses remarques aux parlementaires, le ministre du Commerce a déclaré: «Nous avons le contrôle sur les prix de notre production. L’AVIAR propose des moutons dans une fourchette de 40.000 à 75.000 dinars. Nous avons donné des instructions strictes pour que nos prix ne dépassent pas les 75.000 dinars». Le ministre de l’Agriculture a réagi aux prix affichés par certains éleveurs et intermédiaires en déclarant: «Nous constatons que les prix ont atteint 150. 000 dinars. Ce n’est pas de notre responsabilité, monsieur le député. Nos prix (ALVIAR) sont fixés. Le mouton que nous proposons à 75.000 dinars, coûte 150. 000 dinars à l’extérieur». Mais à aucun moment, le ministre n’avance un chiffre du cheptel d’ALVIAR. Ce qui laisse croire que le cheptel ne pourrait pas «casser» les prix, sinon le citoyen aurait pris d’assaut les points d’ALVIAR. Le ministère du Commerce avait auparavant annoncé l’ouverture de 1.225 points de vente à travers tout le territoire, en prévision de l’Aïd El-Adha 2023. Le but étant de permettre aux consommateurs d’accéder à des moutons à un prix subventionné, soit beaucoup plus bas que celui de la vente libre. Malgré cela, les prix sont très chers comme d’ailleurs les prix de la viande sur le marché national. On se souvient que dans un temps récent, l’Etat avait importé le mouton australien. On pouvait le faire pour préserver déjà notre cheptel et casser les prix.

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