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Le message

Deux ans de Hirak ou plutôt deux ans de «Silmiya» où les Algériens ont été exemplaires durant deux ans de manifestation. C’est un mouvement pacifique «inédit» dans le monde et qui intéresse les universitaires et chercheurs d’autant que certains laissaient croire que la violence était en nous. Ce lundi, des Algériennes et Algériens sont revenus dans la rue après une suspension de neuf mois à cause de la crise pandémique. Ils sont restés fidèles à leur slogan d’un changement, avec en prime une rupture avec l’ancien système qui a engendré corruption et laxisme, tout en tenant à leur «Silmiya».
Bien que certains tenteraient de discréditer le Hirak de la rue ou de «minimiser» le nombre de manifestants, c’est aussi une partie des citoyens qui s’est exprimée en toute «Silmiya » en revendiquant une démocratisation de la vie socio-politique et un changement. Toute la classe politique réunie et ses lobbys ne peuvent mobiliser comme mobilise le Hirak, cela est une réalité. Son message devra être écoutée et ouvrir des voies de dialogue ou tout simplement d’écoute, car cette partie ne peut-être ni exclue, ni marginalisée. Après neuf mois de suspension, il y a eu «changement» au sein du Hirak et de nouvelles réflexions sont aussi nées. Le Hirak n’a pas de représentation, car c’est un mouvement à la «horizontale». L’ignorer serait une faute politique qui finira par perdurer le pays dans la crise. Les législatives avec les mêmes acteurs politiques dont la majorité ont soutenu le régime de Bouteflika, ne seraient pas une solution. Aujourd’hui, il faut ouvrir, libérer la parole et ouvrir les espaces d’expression pour que les Hirakistes puissent proposer leur projet ou leur solution à la crise. Il ne faut pas surtout craindre le Hirak ; au contraire, il faut intensifier la communication et favoriser l’échange d’idées.

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