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Le grand Sud: grenier de l’Algérie

Autrefois, l’Algérie était le grenier de l‘Europe. Ce n’est ni une plaisanterie, ni une façon de parler, elle ne relèverait, non plus, de la simple mythologie. C’est une réalité historique. Actuellement, le grand Sud algérien recèle des capacités énormes, en vue de devenir le grenier du pays. Les expériences timides faites jusqu’à ce jour, ont prouvé que le sud pourrait facilement devenir le grenier du pays. Ce qui manque, ce sont quelques gouttes de sérieux et d’engagement nationaliste. Un nationaliste trouve abject le fait de débourser annuellement, une fourchette de 600 à 800 dollars pour payer les importations du blé. Actuellement, je ne sais pas encore si cela se fait toujours, cependant, au cours de l’ère des «hommes d’Etat» du régime déchu, cela se faisait, sans le moindre scrupule, ni le moindre remord. Les caisses de l’Etat sont alors renflouées d’euros et de dollars. Pourquoi donc, se casser la tête ? Les «hommes d’Etat» du régime déchu, sont à peu près comme l’eau, ils ont horreur des sentiers montants. Ils adoraient les solutions faciles ! Ils n’avaient nullement le temps nécessaire pour se casser la tête avec des projets et des investissements, dont les fruits ne seraient mûrs qu’après de longues années. Dans le cas contraire, il aura suffi de signer un chèque de quelques millions d’euros et «nos amis français ou ukrainiens nous expédient des chargements de blé et d’autres céréales et l’affaire est instantanément réglée. Y aurait-il une solution aussi facile pour nourrir et faire taire, une quarantaine de millions de bouches ? Jamais!!! Mon vieux, cela s’appelle acheter la paix sociale au coût du blé ! Qui penserait à la sécurité alimentaire, segment essentiel dans la sécurité nationale globale?
Tout en pensant à développer les capacités militaires en vue de défendre le pays, en perspective d’un susceptible conflit avec un tiers pays. Il faudrait par la même occasion penser à garantir la nourriture à des millions de citoyens. Nous aurions été compréhensifs, si nous n’avions pas un immense pays doté d’une superficie continentale. Nous avons la capacité de produire afin de satisfaire la demande pour une consommation nationale et d’exporter au lieu d’importer, si le dévouement et les intentions nationalistes étaient sincères. Si un ministre, un haut fonctionnaire ou un wali accomplissent leurs devoirs avec les attitudes d’un «coopérant étranger», il ne faudrait pas donc se leurrer et s’attendre à grand-chose. Si ces responsables pensent uniquement au jour où ils quitteraient leur poste avec les poches pleines d’argent mal acquis, grâce à l’affairisme auquel ils s’adonnent, il ne faudrait également pas s’attendre au «miracle algérien».

À propos Abdelkader Benabdellah

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