Accueil » ACTUALITE » Le gouvernement s’engage à mettre fin aux coupures. Eau potable: une histoire à répétition

Le gouvernement s’engage à mettre fin aux coupures. Eau potable: une histoire à répétition

Pour un droit d’accès garanti, équitable et amélioré à l’eau potable. Fini le lancinant «casse-tête» des coupures fréquentes d’eau auxquels sont soumis les citoyens dans plusieurs régions ou villes du pays qui enregistrent un déficit en dessalement ou pluviométrique. Il est dorénavant question d’un accès égal à cette ressource vitale précieuse. Tout compte fait, un ambitieux programme national d’amélioration de l’alimentation en eau potable à été ordonné à cet effet par le Chef de l’Etat. Il constitue lu des axes principaux du plan d’action élaboré et approuvé par le gouvernement. Ce programme sera bientôt soumis à débat au Parlement. En effet, le Gouvernement s’engage, à travers son Plan d’action pour la mise en œuvre du programme du président de la République, qui sera bientôt soumis au Parlement pour débat, à améliorer l’Alimentation en eau potable (AEP) et mettre fin aux coupures d’eau, tout en assurant un accès égal à cette ressource vitale à tous les citoyens. Selon le Plan d’action, l’engagement du Président de la République « d’en finir avec les coupures d’eau et de garantir un égal accès des citoyens aux différents services de l’eau à travers l’ensemble du territoire national » sera « une priorité » du Gouvernement pour les années à venir, assurant que l’accès à l’eau bénéficiera du total soutien de l’Etat. Le Plan d’action du Gouvernement englobe la combinaison du dessalement au Nord du pays à partir de la bande côtière, des interconnexions entre les barrages et les systèmes de transferts, de l’utilisation systématique des eaux et des boues épurées dans l’industrie et l’agriculture et enfin, de l’exploitation des ressources souterraines dormantes du Sahara septentrional. A ce titre et afin de préserver les réserves stratégiques en eau, le gouvernement œuvrera à faire du dessalement d’eau de mer la principale ressource d’eau potable (60%) et recourir aux barrages à hauteur de 20% et aux nappes phréatiques à hauteur de 20%. Les efforts de mobilisation et l’usage optimal de la ressource seront « plus soutenus » avec l’objectif de réduire la proportion des eaux impactées par l’aléa climatique en développant, là où elles s’avèreront réellement utiles et dans le strict respect de l’équilibre des écosystèmes en place, les ressources non conventionnelles, notamment par la réalisation de nouvelles stations de dessalement d’eau de mer et de stations de déminéralisation dans les régions Sud. Combien de fois, des citoyens de plusieurs régions du pays ont pointé des doigts le mauvaise distribution de l’eau potable et la réduction des plages horaires malgré les assurances de responsables locaux du secteur dont certains ont à chaque fois imputé le problème aux débits de dessalement jugés insuffisants car en decà de satisfaire les besoins réels exprimés par les populations concernées, à la sécheresse et au stress hydrique. Pour cela, l’Etat a élaboré une grande stratégie consistant à intensifier la réalisation des ouvrages hydrauliques dont les stations de dessalement et de relevage, l’utilisation améliorée et rationnelle des ressources hydriques issues des stations d’épuration pour l’usage agricole outre la lutte contre le gaspillages et les branchements illicites ou piratages de l’eau et les extensions des réseaux d’AEP dans les régions éloignées dont les zones d’ombre dans la cadre des mises à niveau. Il faut savoir que le nombre actuel de stations de dessalement d’eau de mer (SDEM), à savoir 11 SDEM avec une capacité de production de 760 millions de m3/an, sera porté à 19 SDEM en 2024 avec une capacité de production de 1,4 milliards m3/an, assure le Gouvernement. La capacité nationale de stockage des eaux superficielles sera augmentée par la réalisation et la mise en service de nouveaux barrages et l’interconnexion des grands ouvrages et complexes hydrauliques du pays. Les 80 barrages actuels disposent d’une capacité de stockage cumulée de 8,30 milliards m3. En 2024, le nombre sera porté à 85 barrages avec une capacité de globale de 9 milliards m3 et une capacité de mobilisation de 4 milliards m3/an, selon le document. La cadence de réalisation de forages à destination agricole et domestique sera accélérée, en veillant à préserver les nappes phréatiques de la surexploitation et en permettant leur régénération. Le volume global de production des eaux souterraines est estimé à 6,6 milliards m3/an, à travers les 281.000 forages actuels, dont 255.000 forages destinés à l’irrigation. En 2024, le volume global, toutes sources confondues, passera à 12 milliards m3/an. La stratégie de mobilisation ne se limitera pas à ces grands captages, affirme le Gouvernement, ajoutant qu’elle elle intègre aussi les niches hydriques, tels que les petits barrages et les retenues collinaires qui constituent des ressources non négligeables, notamment en zones éparses et en milieu rural.

À propos B.HABIB

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

L’armée sioniste a détruit intentionnellement toutes les infrastructures de base. Plus de 20 ans pour reconstruire Ghaza

Comment reconstruire la bande de ...

Une position africaine commune pour la réforme du Conseil de sécurité. Corriger une injustice historique

L’Afrique dit son dernier mot. ...

Sacrifice de l’Aïd El Adha. Simple formalité pour les riches, Vraie saignée pour les pauvres

Il faut toucher combien pour ...

Des mesures prises pour éviter les coupures d’eau durant l’Aïd El-Adha. Le ministère promet et rassure

C’est la grande interrogation posée ...

Plus de 860.000 candidats passent le BAC à partir de ce dimanche. Des élèves prêts, des parents stressés

Comment s’annonce le Baccalauréat de ...