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Le gouvernement remet à la loupe deux des dossiers choc pour l’heure. «Décentralisation et bonne gouvernance»

Quels sont les critères et les principes de la bonne gouvernance locale? Quel est le but principal de la bonne gouvernance? Et pourquoi la bonne gouvernance doit impérativement passer par la démocratie participative? Le gouvernement remet à la loupe deux des dossiers choc pour l’heure, à savoir la gouvernance des collectivités locales et la décentralisation des décisions ou prérogatives vers le niveau local. Il s’agit de deux véritables leviers de prise de décision qui sont de nature à booster la dynamique de la gouvernance des collectivités locales. Une dynamique qu’on veut d’ores et déjà sociale et économique avec l’entame du nouvel exercice 2024. Le président algérien Tebboune accorde à chaque fois, dans ses discours ou Conseils des ministres, un intérêt aux collectivité locales. En témoigne sa volonté d’amender les deux codes communal et de wilaya afin d’assurer un équilibre entre les pouvoirs, instaurer une dynamique de l’action citoyenne et associative dans le développement du pays et redéfinir les rapports entre les citoyens et la société civile avec les décideurs et les élus à l’échelle locale, ceci sans parler de la nécessité de donner plus de prérogatives aux walis pour garantir la bonne gouvernance. Ainsi, le gouvernement a examiné deux de ses dossiers choc de l’entame du nouvel exercice 2024, la bonne gouvernance des collectivités locales et les partenariats public-privé. Il s’agit de l’examen des dossiers de la gouvernance des collectivités locales et le partenariat public-privé dans le financement, réalisation et la gestion de grandes infrastructures dépendant éventuellement du domaine de l’État. Certes, le premier texte fait office d’un élément locomoteur, à savoir l’association de la société civile et des citoyens dans la gouvernance de la cité mais le document dans sa globalité ouvre droit la porte à l’implication de la sphère économique nationale et internationale dans d’importantes réalisations, pour ce qui est du second texte, cela s’entend. Le communiqué du Premier ministère a rendu compte de sa réunion. Il note que «l’examen de l’avant-projet de loi relatif à la commune» intervient «en application des directives» du président de la République. Le but de cet avant-projet de loi consiste «à mettre en oeuvre les principes constitutionnels en matière de décentralisation, de démocratie participative et de bonne gouvernance au niveau local», lit-on dans le communiqué. Pour les spécialistes, l’enjeu primitif de l’avant-projet tient d’une volonté manifeste de faire participer les citoyens à la bonne gouvernance au niveau de la commune. Le communiqué s’est contenté d’en révéler que l’intitulé de la loi, mais l’on peut potentiellement y sentir d’ores et déjà un air de volonté politique puisqu’il est question de «démocratie participative». Cette approche est déjà factuelle mais devrait, aux yeux des spécialistes de la gouvernance locale, aider à la mise en place d’actions décisives, allant dans le sens de la consécration et du renforcement des rôles de la société dans le développement des collectivités locales. Cela devrait ce faisant contribuer à la mise en œuvre de certains mécanismes qui permettent aux citoyens de rectifier le tir d’apporter leurs analyses ou suggestions aux élus qui les représentent devant les collectivités locales ou s’il le fallait même, dénoncer une erreur de gestion d’élus locaux afin de créer des idées alternatives aux décideurs exécutifs locaux. La concrétisation de cette idée, en noir et blanc, ne serait-ce que sur le papier, est considérée comme un tournant dans la pratique de la démocratie associative en Algérie. A côté de certains clichés qu’on pourrait à ce titre procurer au chantier ouvert de l’ouverture du champ de la démocratie et associatif mais surtout et bel et bien de la gouvernance notamment à l’échelle de la commune, le gouvernement veut passer vite à l’action et semble même vouloir décider à couper court avec les pratiques du passé notamment au niveau communal. Aussi, le gouvernement a associé dans sa réunion les opérateurs économiques privés nationaux, dans l’effort de développement des grands projets et infrastructures. «L’avant-projet de loi relative au partenariat public-privé vise à mettre en oeuvre une approche renouvelée de relation contractuelle entre les deux secteurs, en vue d’assurer l’amélioration et le renforcement des services publics», rapporte le même communiqué. Le rôle du secteur privé est primordial dans le financement de tramways, d’autoroutes, de centrales solaires et de bien d’autres équipements nécessaires à la vie des Algériens. L’unité en question était devenue propriété exclusive de l’État. Il semble donc que l’Exécutif entend encadrer cette activité pour en faire un acte légal. En plus de ces deux textes majeurs qui donneront le ton à la vie économique et social en 2024, le gouvernement a examiné un cadre réglementaire relatif à la création et au fonctionnement des zones franches, avec l’objectif de renforcer les «échanges commerciaux avec les pays voisins du Sud et à la promotion des exportations hors hydrocarbures». Il a été également question d’un système de compensation des frais de transport vers le sud du pays, histoire «d’assurer l’approvisionnement en produits de base de large consommation», dans ces régions.

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