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Le gel des taxes LDF 22

On n’aurait pas dû les imposer ces taxes. Mais, comme leurs conséquences s’avèrent déjà graves, l’on doit donc les supprimer, façon d’apaiser les esprits en effervescence. La façon dont on a procédé à régler les questions économiques et financières du pays, prouve que la question des augmentations et la libération des prix des produits de première nécessité, n’avaient été étudiées, selon des règles économiques fiables. Le Trésor de l’Etat, certes ne saurait continuer éternellement à supporter les compensations des prix des produits soutenus… Justement, c’était ce soutien aux produits de première nécessité, qui tenait par un cheveu la stabilité politique et la paix sociale. Ce système qui datait des débuts de l’indépendance, servait à tenir debout et en survie, les deux classes importantes de la société: moyenne et pauvre. Si un jour l’on songeait à supprimer cette procédure économique, ça ne serait pas avec cette façon hâtive et irréfléchie. Ca serait le fruit d’une étude globale et profonde qui devrait prendre pas mal de paramètres en considération. Je m’abstiens à étaler toutes les expériences vécues par le passé, où l’on avait procédé avec des mesures expéditives, laissant derrière, de la désolation. Tant que l’activité économique et même financière du pays échappe au contrôle de l’Etat, il serait fortement interdit de compter sur le privé afin d’organiser le marché… Non pas du tout, je ne suis pas en train de prôner un retour à l’option socialiste quant à la gestion de l’économie nationale… Ce qui manque affreusement, à notre situation, c’est l’organisation du marché moyennant règlements et lois… Or, ces deux outils n’existent presque pas dans notre cas. C’est, justement, ce désordre qui fait peur et pas l’économie de marché. La première chose à laquelle il faudrait penser, c’est bien comment juguler les cartels du marché parallèle entre autres les monopolistes, les pénuristes, les contrebandiers et autres spéculateurs. Donc, avant de penser à un marché libre, il faudrait d’abord penser à comment l’organiser et ensuite à comment le juguler avec des lois et des règlements drastiques. Dans le cas contraire, ça serait une savane du parc national du Serengeti où les gens vont être classés en deux classes: des prédateurs et des brouteurs. Les seconds vont servir de nourriture pour laisser survivre les premiers. Et, pour faire face aux puissants réseaux de l’économie parallèle, ce n’est pas une chose aussi facile comme l’on pourrait naïvement le croire. Or, la puissance redoutable de ces derniers est puisée directement dans la faiblesse de l’Etat lui-même. Pourquoi? Cherchez donc, ça dans le système bureaucratique national où la corruption redonne la vie au mort.

À propos Abdelkader Benabdellah

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