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Le gaz, une autre arme de guerre !

Le président Joe Biden met un frein aux importations de pétrole, de gaz et de charbon russes aux Etats-Unis afin de «porter un coup puissant» à la campagne militaire de Vladimir Poutine en Ukraine. Cette décision a été prise en coordination étroite avec les alliés des Etats-Unis, a précisé le président américain lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche. Il a affirmé que l’invasion de l’Ukraine par la Russie était un rappel de l’importance d’être autosuffisant en matière d’énergie. «Nous ne contribuerons pas à subventionner la guerre de Poutine», a martelé Joe Biden, concédant que les Etats-Unis sont exportateurs nets d’énergie, c’est-à-dire qu’ils produisent plus de pétrole et de gaz qu’ils n’en consomment. Il a du même coup reconnu que certains alliés européens ne peuvent agir aussi promptement que les Etats-Unis, étant donné leur importante dépendance aux énergies russes. Les ministres allemands des finances et des affaires étrangères s’opposent à une interdiction des importations de gaz naturel et de pétrole en provenance de Russie dans le cadre des sanctions liées à l’invasion de l’Ukraine, rapporte l’AFP. «Il est nécessaire de pouvoir maintenir des sanctions à long terme», a justifié dimanche la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, auprès de la chaîne ARD. «Cela ne sert à rien si, dans trois semaines, nous découvrons qu’il ne nous reste que quelques jours d’électricité en Allemagne et que nous devons revenir sur ces sanctions», a-t-elle souligné. Bruxelles entend réduire des deux tiers les importations de gaz russe d’ici à la fin 2022. Les 27, réunis jeudi et vendredi, devront faire des choix drastiques. L’Europe cherche d’autres fournisseurs pour le gaz. Le cartel du pétrole et du gaz a clairement avoué qu’il est dans l’incapacité de produire plus de gaz jusqu’à se passer du gaz russe. La Norvège, deuxième fournisseur de gaz à l’Union européenne derrière la Russie, produit déjà à plein régime et ne peut augmenter ses livraisons, a répété son Premier ministre Jonas Gahr Stêre mardi. «La Norvège livre au maximum de ses capacités. Le gouvernement est en contact avec les entreprises chargées de la production et des exportations via les gazoducs, et elles livrent du gaz au maximum de leurs capacités aujourd’hui », a dit M. St?re. Le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio est en Algérie pour discuter avec son homologue d’une augmentation des fournitures de gaz. Rome cherche à réduire sa dépendance au gaz russe. Plus de 45% du gaz importé en Italie vient en effet de Russie. «Nous discuterons du renforcement de la coopération bilatérale, en particulier pour répondre aux besoins en matière de sécurité énergétique européenne, à la lumière du conflit en Ukraine», a ainsi tweeté Luigi Di Maio peu après son arrivée à Alger. L’Italie compte diversifier « au plus vite » ses sources d’énergie pour réduire sa dépendance au gaz russe, avait déclaré vendredi le chef du gouvernement italien Mario Draghi, regrettant les mauvais choix du passé. L’Italie est l’un des pays européens les plus dépendants du gaz russe. Environ 45% du gaz importé par la péninsule provient de la Russie. Pour le moment, le gaz risque de diviser les alliés.

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