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Le gaz qui fait monter les prix

Les pays producteurs de l’OPEP+ se réunissent lundi et pourraient revoir leurs plans de production. L’OPEP et ses alliés doivent décider d’une augmentation des quotas de pétrole. La Bourse de Shanghai est fermée jusqu’à vendredi. Il s’agit de l’une des conséquences de la forte hausse des cours du gaz. Celle-ci tire dans une moindre mesure d’un pétrole devenu plus compétitif, une partie de la demande dédiée à la production d’électricité et au chauffage étant susceptible de se reporter vers l’or noir cet hiver. Ce surcroît de consommation pourrait amener les pays producteurs de l’OPEP+, qui se réunissent lundi, à revoir à la hausse leurs plans de production. Les cours du brut, soumis par ailleurs à de multiples autres facteurs, ont donc progressé dans le sillage de l’envolée des prix du gaz, mais avec une ampleur moindre. La demande supplémentaire de pétrole, liée à l’effet d’aubaine qu’il représente vis-à-vis du gaz, est difficile à évaluer, mais serait de «320.000 barils par jour au cours des six prochains mois en Asie et en Europe», selon les estimations de S&P Global Platts. Goldman Sachs monte «jusqu’à 1,35 million de barils par jour pour la production d’électricité et 600.000 barils par jour dans l’industrie en Asie et en Europe» si les prix du gaz continuent à crever le plafond. Ce volume ne représente cependant que 2% de la demande mondiale de pétrole qui devrait passer l’an prochain la barre des 100 millions de barils par jour, selon l’OPEP. «Bien que gérable du point de vue du marché pétrolier, un tel choc représenterait néanmoins une hausse de 05 dollars par baril», reprennent les analystes de la banque américaine, car l’offre de brut peine déjà à répondre à la demande actuelle. Les membres de l’OPEP justement et leurs alliés via l’accord OPEP+, qui se retrouvent, lundi, lors d’un sommet ministériel, pourraient en tenir compte, en augmentant un peu plus que prévu leur production. «Si l’OPEP+ s’en tient à son augmentation antérieure de 400.000 barils par jour en novembre, il est peu probable que cela suffise à faire face à la croissance de la demande», a indiqué Vivek Dhar, analyste chez Commonwealth Bank of Australia, dans une note. C’est une aubaine pour des pays comme l’Algérie de pouvoir augmenter leur production avec un prix du baril dépassant les 70 dollars. Mais attention, des membres de l’OPEP veulent faire du forcing pour une augmentation conséquente sachant que dans quelques mois, le marché sera saturé et les prix baisseront.

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