Accueil » Point de Vue » Le gaz, l’autre atout de l’Algérie

Le gaz, l’autre atout de l’Algérie

Les atouts économiques de l’Algérie sont insaisissables. Ce pays aurait pu devenir une puissance économique régionale sans égale. Seulement, il aurait fallu suivre une politique de développement plus perspicace. Les matières premières dont l’Algérie pourrait se targuer frôlent les limites de l’imaginaire. Contrairement à sa réputation mondiale, peu de gens savent que l’Algérie est un pays plus gazier que pétrolier. Selon un classement datant de 2017, l’Algérie est classée 11eme parmi les pays possédant les plus grandes réserves en gaz, avec un taux de 2, 28 pour cent, des réserves mondiales en gaz naturel. La «durée de vie» de celui-ci serait plus prometteuse par rapport à celui du pétrole… Dans son essai «L’Algérie, sortir de la crise», paru en 2015, l’ex-ministre des Finances, Abdellatif Benachenhou, considéré comme expert économique, expliquait que la production d’hydrocarbures serait largement absorbée par la demande locale à l’horizon 2030. Par rapport à ce même horizon, explique l’ex-ministre, la consommation locale de gaz représentera 85 % de la production commercialisée. Il faudrait préciser, à cet effet, que cet inquiétant constat est fidèlement partagé par l’ancien PDG de Sonatrach Abdelmadjid Attar. Donc, le pétrole est mort, vive le gaz ! … de toute façon, nous allons passer de la rente pétrolière, comme depuis l’indépendance à ce jour, vers la rente gazière. La décennie 2004 – 2014 était la plus spectaculaire, quant aux sommes astronomiques en devises, gaspillées ou détournées par des responsables cupides et malhonnêtes du système politique de l’époque. Dans la plupart des cas, l’argent détourné aurait été passé à l’étranger, par le truchement d’un transfert illégal des fonds. L’essentiel, c’est comment protéger les deniers publics du danger des mains des «prestidigitateurs», passant en maîtres du détournement. Que ce soit du pétrole ou du gaz ou bien d’un autre produit fossile ou minier, l’essentiel, c’est d’abord comment mettre à l’abri l’argent en provenance de la rente, puisque, parait-il, nous nous sommes condamnés à se fixer à la situation d’un pays rentier… Ensuite, comment investir ces sommes colossales dans des projets visant à redynamiser voire à moderniser l’industrie, l’agriculture et d’autres secteurs productifs et rentables de l’économie nationale. Ce n’est pas facile, dans un pays refusant de passer de façon juste et sérieuse vers un authentique Etat de droit. Il faudrait s’émanciper du système «pétrole contre nourriture». Il n’est jamais trop tard, quand on croit sincèrement à un avenir prometteur. Le passé n’est pas prêt à se réincarner. Toutefois, le passé est un ensemble de leçons à apprendre et une mine inépuisable d’expériences… afin d’éviter les chutes du passé.

À propos Abdelkader Benabdellah

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Le top de la formation dans l’Institution militaire

Depuis l’adoption de l’option visant ...

Le 16 avril: Jour de la science… tout un symbole

Les Algériens avaient choisi le ...

Le Proche-Orient sur une poudrière

Dès le 07 octobre dernier, ...

Israël est désormais vulnérable!

A vrai dire, la vulnérabilité ...

Et, si l’Iran attaque Israël?

C’est possible… Mais une telle ...