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Le gaz a chuté…

Le cours du future de référence pour le gaz, le Dutch TTF, s’échangeait à 40,205 euros le mégawatt-heure pour le contrat de mai vendredi. Il se rapproche ainsi de son plus bas 2022 touché fin mars à 38,855 euros, d’après AOF. L’Europe est épargné d’un risque d’une pénurie de gaz. Sa consommation «a chuté de près de 18 % sur les huit derniers mois, dépassant ainsi l’objectif fixé par l’Union européenne», rapporte le Financial Times, et ce malgré la restriction des importations des combustibles russes. L’Europe a donc «dépassé son objectif de réduction de la consommation de 15 %” après la “chute brutale des approvisionnements russes, qui avait fait craindre la pénurie et l’exode industriel». L’Union européenne s’est également émancipée des importations de gaz russe, qui sont passées de 37% de l’ensemble en mars 2022 à 16% à la fin de 2022, selon le groupe de travail États-Unis – UE sur la sécurité énergétique. La réduction de la consommation est due à la conjonction de plusieurs facteurs: températures plus élevées que la moyenne, réduction de la production industrielle, mesures d’économie d’énergie et passage à d’autres sources d’énergie notamment des énergies renouvelables. Pour faire face à l’hiver prochain, les 27 doivent continuer de contribuer à la réduction de la demande tout en sécurisant leurs approvisionnements en GNL. Les analystes de Morgan Stanley ont envoyé une projection aux clients de la banque d’investissement au début du mois d’avril en estimant que les stocks se rempliront rapidement si la demande mondiale reste faible et si l’excédent actuel se maintient, rapporte Business AM. A la sortie de l’hiver, les réserves souterraines de gaz de l’Union européenne sont encore remplies à près de 57% selon GIE-AGSI, un niveau exceptionnellement élevé pour cette époque de l’année, relaye «Les Echos». Rien de tel aujourd’hui : «L’Europe est dans une position saine et sûre au démarrage de la saison d’injection» de gaz dans les réserves, commente Nikoline Bromander, analyste chez Rystad Energy. Mais tout peut arriver et dépend de l’hiver prochain ainsi que de l’évolution de la guerre en Ukraine. L’association des opérateurs de stockage de gaz estime qu’une pénurie de gaz naturel est possible lors du prochain hiver 2023/24 en cas de températures froides, comme estimé par l’Initiative Energien Speichern, lors de nouvelles modélisations présentées mercredi à Berlin. Si le Monde connaitra un hiver froid comme celui de 2010, les stockages de gaz en Europe se videront complètement dès janvier 2024. «Si des températures froides apparaissent, il est probable qu’un niveau de consommation caractérisé par les économies actuelles ne puisse plus être entièrement couvert», a déclaré Sebastian Bleschke, directeur de l’Ines, relaye DPA.

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