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Le foot est malade !

Fin mai 2022, l’ex-ministre Abderrezak Se-bgag, a émis une critique négative sur le niveau de professionnalisme en Algérie malgré les 12 années écoulées depuis sa mise en place. Il avait annoncé le début de la prise en charge par la nouvelle commission intersectorielle de la mise en place d’une nouvelle approche du football professionnel en Algérie avant le 15 juin prochain. Fin décembre, face aux députés, l’ex ministre a évoqué le dossier du professionnalisme, notamment le point sensible du financement des clubs en appelant à une «réflexion» pour trouver de nouvelles sources de financement et pour encourager les clubs à chercher de nouvelles sources de revenus en s’associant avec des sponsors en précisant que l’aide de l’Etat ne suffit pas et qu’il faut rechercher des solutions alternatives. Ce jeudi et à l’APN, l’actuel ministre de la Jeunesse et des Sports, Abderrahmane Hammad, a appelé les responsables des clubs de football et des associations sportives à trouver des ressources financières auprès d’autres bailleurs de fonds et à ne pas compter uniquement sur le financement public. «Le ministère, à la lumière de la situation économique qui entoure la pratique sportive, ne saurait financer tous les clubs puisqu’il n’a pas le pouvoir sur les sociétés économiques et commerciales pour les obliger à investir dans un club quelconque, d’où la nécessité pour chacun de trouver d’autres ressources financières et de ne pas compter sur le financement public», a-t-il répondu à la question que 69 clubs ne bénéficient pas du sponsoring de Sonatrach. «Cette situation est devenue inadéquate pour développer et renforcer les sociétés sportives, outre la recrudescence de la violence dans les stades et l’absence des outils d’arbitrage et de gestion moderne des clubs sportifs», a indiqué le ministre qui a souligné que le ministère est appelé à revoir le système des aides financières accordées aux associations et aux clubs, propos relayés par l’APS. Mis à part Sonatrach, Sonelgaz et peut-être deux autres entreprises publiques, les autres sociétés, que ce soit publiques ou privées, n’ont ni les moyens ni la culture de parrainer des clubs «disloqués». Le secteur sportif est en crise, les associations sportives, surtout celles de natation et autres disciplines dites «mineures, sont asphyxiées. Les «petites» aides de l’Etat ne suffisent pas pour le développement de certaines disciplines et favoriser une pratique sportive de masse. Bien que le football soit le Sport-roi et donc bénéficiant de «grosses» subventions et autres aides directes et indirectes sans parler de sponsorings, les clubs de football sont au bord de la faillite. En décembre 2021, l’ex ministre Sebgag a révélé que les dettes fiscales et parafiscales des clubs professionnels algériens de football ont «dépassé les 1.000 milliards de centimes» du fait du non-paiement des impôts et cotisations sociales. Une réforme sportive s’impose. Convoquer les assises du sport est presque devenu une urgence.

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