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Le fanatisme religieux qui «père sévère»

«C’est la certitude qui rend fou».                Fréderic Nietzsche.

A cela j’ajouterai que le réflexe défensif n’affadit point l’énumération désespérante des assassinats. Mais tout de même, il nous permettra d’analyser la discorde de la certitude d’avoir raison de puiser dans le texte religieux et pour ainsi dire, la mythification du paradis et de l’enfer qui deviennent le hideux cauchemar, d’une société inféodée à «l’avenir d’une illusion». Ce qui est problématique à mon sens, c’est de savoir comment penser l’impensé de cette machinerie interne «de la crisologie» religieuse, qui dans son mécanisme « mytho historique et idéologique» fomente continuellement des aliénations intolérables. La fécondité indéniable, de l’esprit critique affranchi du fanatisme du marché, nous permettra aussi de dégonfler les vieilles baudruches du dogme et pour ainsi dire de l’interdit de penser, qui prête le flanc à la tyrannie. A ce titre-là, je pourrai dire que «Dieu, la domination de la femme sous le joug du patriarcat, s’inscrit sans coup férir dans la logique consensuelle.” Dans ce sens, «Avec Daech, nous avons affaire à une révolution symbolique conservatrice et obscurantiste qui au nom de l’islam salafiste djihadiste entreprend d’exploiter le vide moral et culturel que laisse aujourd’hui la civilisation des mœurs d’un néolibéralisme agonisant“, écrit Roland Gori. La mise en relief de la gravité des risques, voire le caractère mortel, nous montre que la femme se débat journellement pour mettre fin à la question de l’héritage, qui révèle une barbarie douce, de la domination masculine. Cette vision aseptisée du phénomène religieux, basé uniquement sur l’idolâtrie et le culte du silence, favorise en soi, comme le disait l’islamologue Arkoun «l’ignorance sacrée». Compte tenu de l’état impur de la communication dans le texte religieux, qui verse uniquement dans l’érotisation du sacré, je voudrais montrer, comment l’uniformisation favorise le bégaiement de la pensée. Pour résumer, l’analyse de Miller sur le retour du blasphème, il fera savoir que «L’affect douloureux signale que la libido est ici en jeu ». Si le sacré n’est pas réel, la jouissance qui s’y condense, elle, l’est. Le sacré mobilise extases et fureurs. On tue et on meurt pour lui. Un psychanalyste sait à quoi on s’expose quand on chatouille chez autrui «l’impossible-à-supporter» (Lacan)». Le chercheur said Belkhir peut aider à participer aux différents questionnements ouverts par l’invention de dieu comme «clôture dogmatique», qui n’est pas l’apanage des islamistes et de leurs différentes idéologies. Cela dit, l’exacerbation de la mégalomanie et de la paranoïa du «surmoi larbinique islamiste», devra nous permettre d’articuler la dialectique entre aliénation sociale et signifiante, pour endiguer la spirale mortifère du surmoi occidentale qui est aussi réfractaire à la subjectivité. Enfin la mise en valeur d élucidations porteuses d’effets pourrait produire un travail sérieux sur la subjectivité et nous permettra de rejoindre le psychanalyste Lacan pour dire« que le sujet de l’individuel est le collectif.

À propos Adnan H.

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