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Le divorce, parlons-en !

C’est au cours d’un séminaire organisé par l’Université Akli Mohand Oulhadj de Bouira, que le représentant de l’Union internationale des avocats a tiré la sonnette d’alarme face à l’ampleur qu’a pris le phénomène du divorce en Algérie. «Les statistiques sur cette question sont alarmantes. 68.000 cas de divorce sont enregistrés chaque année, soit un cas par huit minutes», a averti Driouèche, en janvier 2020. Au cours de cette rencontre placée sous le thème, «La conciliation dans les affaires de divorce», l’intervenant a estimé que la majorité des séances de conciliation menées par les juges pour tenter de réconcilier les conjoints avaient abouti à l’échec. Ces échecs sont expliqués par le climat défavorable et le manque de temps pour accomplir ce genre de missions afin de préserver la famille, a-t-il argué. Une déclaration qui est passée inaperçue et qui n’a pas été commentée. Mais voilà que selon le ministère de la Justice, les chiffres autour du divorce (khul’) chez les femmes en Algérie frôlent les 100.000 divorces durant une année et demie, information relayée par Echourouk. C’est effectivement un record noté par le ministère de la Justice où plus de 44.000 divorces ont été enregistrés durant les 06 premiers mois de 2021. Une information qui a engendré une vive polémique sur les réseaux sociaux. Pour l’avocate, Fatima Zohra Benbraham, ce type divorce est aussi liée par la dégradation des conditions sociales, poussant les femmes à se libérer de l’emprise conjugale avec un mari négligeant ou violent. Chose qui n’était pas concevable dans le passé. Ce qui intrigue dans cette affaire, certains préfèrent «juger» et endosser, comme d’habitude, tous les maux sur la femme. Or, ces chiffres ne veulent rien dire tant qu’ils ne sont pas comparés au taux de mariages et sans une enquête sur le «pourquoi» du divorce. Chez nous, on «balance» des chiffres sur le divorce sans jamais donner les autres détails, à savoir le nombre d’enfants résultant du divorce. On ne parle pas que peu de la prise en charge de cette catégorie d’enfants et des femmes qui se retrouvent sans prise en charge après le divorce. Certains oublient qu’aujourd’hui que la société algérienne a changé et donc les mentalités aussi. Souvent ou parfois, le divorce est une fin de clavaire pour une femme, les chiffres des «féminicides» en sont la preuve. Le divorce est aussi lié au stress de la société et à la cherté de la vie.

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