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Le dessalement: une option stratégique

Face à l’indisponibilité de l’eau, devenue presque durable, les pouvoirs publics ont juste de recourir à trois solutions principales: D’abord, une exploitation au maximum de la quantité d’eau toujours insuffisante, en provenance d’une pluviométrie constamment perturbée, gâtée et sujette à caution. Ensuite, il y a le recours au traitement des eaux usées. La troisième qui demeure la plus importante, c’est bien l’installation des usines de dessalement de l’eau de mer. Un destin géographique très favorable avait fait en sorte que nous ayons plus de mille km de côtes, sur la Méditerranée. C’est un espace largement suffisant pour l’installation d’une chaîne d’usines de dessalement, jalonnant toute la côte algérienne, d’Est à Ouest. Et puis, il y a un grand avantage! C’est que la grande bleue ne risquerait jamais de tarir un jour! Donc, n’ayez pas peur, puisez y à gogo et à satiété. Le manque d’eau par cause d’un déficit pluviométrique est doublé d’un boom démographique inquiétant. Ce déficit s’était traduit par un assèchement des sols. Les nappes phréatiques ne sont pas suffisamment rechargées et voilà le vrai problème. Plus la démographie galope vers les cimes, plus la demande en eau est pressante. Non seulement, il faudrait coûte que coûte mettre sur pieds des usines de dessalement en grandes quantités, mais également, il faudrait former un personnel qualifié, spécialisé dans la gestion technique de ces usines, notamment, l’entretien soutenu des machines. Paraît-il que ce genre de machines serait très vulnérable à cause de la grande quantité de sel qu’elles traitent quotidiennement. Cependant, il ne faudrait pas exclure le secteur privé de ce genre d’investissements vitaux pour la survie du pays. Les Algériens ont besoin de s’apparenter à une certaine culture de la gestion rationnelle de l’eau. Sauraient-ils que leur très beau pays souffre d’un grand problème de l’eau. Le pire, c’est que ce problème risque de s’aggraver avec le temps et en hypothéquant l’avenir. Les déficits pluviométriques et de l’eau, de façon générale, sont devenus mondiaux. Annuellement, il y a des nouveaux pays, de par le monde, qui déclarent une crise due à un déficit en eau. Nous sommes donc, devant une mondialisation de la sécheresse, dans tous ses aspects. Un environnement, de plus en plus, envenimé par toutes sortes de résidus chimiques qui se dégagent dans la nature, en serait la cause ayant infecté la couche d’ozone qui, à son tour, aurait infecté le mécanisme naturel, responsable de la pluviométrie.

À propos Abdelkader Benabdellah

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