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Le CDES, 60 ans après, quelle fenêtre de consécration !

Le paysage culturel voire livresque du centre de documentation CDES, depuis sa création, devient le poumon de la vie sociale de chaque étudiant «citoyen». Cette matérialité pour le moins compréhensible de la contagion d’«air inconnu» trouve sa démarcation dans une figure de rationalité et pour ainsi dire dans celle du bon sens. L’exaltation et la sympathie empathique du personnel du CDES au fil des ans potentialisent la délicatesse des échanges fructueux avec les lecteurs. La valeur livresque comme terre obstinée de l’agir émancipationnel a fécondé l’altérité. L’activité pérenne de la culture livresque qui s’accouple avec la résurgence des débats fait clignoter une lumière vespérale sur les soixante ans d’existence du centre de documentation. Dans son allocution d’ouverture, M Bernard Janicot, directeur du centre, retrace le jalonnement historique du CDES qui pouvait jadis conjuguer efficacement réflexion et écoute. De fait, la hardiesse intellectuelle des sociologues avait la capacité d’impressionner les sens, le vécu… La publication des travaux ne cesse de receler des trésors de réminiscences, voire des compréhensions sociologiques sur le vécu social des individus. En balisant les grandes lignes de la contextualisation historique, il serait indéniable de parler des années 90 où le lien social s’est lézardé devenant un système clos. La machine à exécution des têtes pensantes s’est mise en marche et a assassiné tous ceux qui résistaient aux sirènes de l’islamisme sanguinaire qui n’a pas lésiné sur les moyens pour semer le chaos et la désolation. Devant cette délectation morose de la saturation psychique, le personnel du CDES a su remettre sur les rails le foyer de l’optimisme et de l’engagement qui scelle l’avenir du vivre ensemble. Dans cette perspective, le directeur s’est attelé à décrire le désert culturel. De ce fait, il va sans dire que «la prééminence de la raison connectique» dévitalise l’esprit de synthèse. En effet, devant le climat «intellecticide régnant, se poser des questions pouvant nuire à la bêtise, nécessite de prendre l’engagement du CDES comme exemple pour limiter le défaut incurable de l’inculture qui transforme les lieux du savoir en pollution sociale, je cite à titre d’exemple, le centre de documentation CREDICH. Ceci dit, la «militance culturelle» du CDES qui stimule les efforts élaborés par le sujet humain en facilitant la libération de l’action artistique semble être aggravée dans notre société par les coups de soleil hégémoniques qui musellent toute autonomie de la pensée hélas. Lors de l’anniversaire du CDES, l’art dans toute sa diversité s’est ponctué par sa splendeur en mettant dans sa caractéristique une valeur transcendantale qui démocratise l’objet artistique comme étant un chef d’œuvre. Enfin, tout au long de l’activité, l’élan musical puis le vernissage a favorisé l’évasion harmonieuse qui est considérée comme le miroir des innovations. Quel bel idéal édifié qui nous laisse penser «l’inespéré» !

À propos Adnan H.

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