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Le casse-tête des déchets ménagers

La gestion des déchets ménagers et assimilés dans les communes de la wilaya d’Alger, est «loin de répondre aux normes internationales» et «n’est pas assurée dans des conditions satisfaisantes», a indiqué la Cour des comptes dans son rapport annuel 2021. Loin d’être un «scoop», la gestion de nos déchets ménagers est plutôt archaïque et cela dans toutes les villes du pays. Les investigations effectuées par les enquêteurs de la Cour des comptes, portant sur la période 2016-2020, ont permis de constater que « la prise en charge de ce service public, financé essentiellement par les contributions financières de la wilaya d’Alger, n’est pas assurée dans des conditions satisfaisantes », selon le même document, comme rapporté par l’APS. Les enquêteurs ont constaté que « la qualité du service de collecte se caractérise par, l’existence de nombreux points de collecte (40%) qui ne sont pas dotés d’équipement de pré collecte (bac), la présence de 211 points de décharge non-traités dont près de 6.000 points critiques en plus du séjour prolongé des déchets sur la voie publique avant leur enlèvement et de l’irrégularité du service de collecte ». Quant au balayage manuel et mécanique des voies publiques et le lavage des espaces publics, « ils ne couvrent que les principales artères des communes du centre ainsi que les espaces publics limitrophes de certaines administrations et institutions publiques », note encore le rapport. C’est une réalité dans presque toutes les villes du pays. Pour les enquêteurs, la mauvaise gestion est la résultante de l’inefficacité du mode de fonctionnement actuel de ces deux EPIC, la faiblesse de la fonction de gestion des ressources humaines et le manque de performance dans la gestion et l’exploitation du parc roulant. Et pourtant, en février dernier, une étude récente réalisée par le ministère de l’environnement indique que la quantité des déchets ménagers et assimilés en Algérie, estimée à 13 millions de tonnes en 2018, devra dépasser les 20 millions de tonnes en 2035. Ce qui laisse indiquer qu’il faut prévenir avant qu’il y ait une catastrophe écologique. Les déchets ménagers issus des bouteilles des boissons gazeuses et des eaux minérales représentent 4% des déchets ménagers, soit 470.000 tonnes/an, et la valorisation de ce type de plastique pourrait créer 7.600 postes d’emploi directs/an, selon l’Agence nationale des déchets. Alors pourquoi n’avoir pas anticipé depuis l’an dernier. Et pourtant, il suffit d’étudier les expériences européennes dans ce domaine et pourquoi pas faire appel à des experts pour régler ce grand problème qui se pointe à l’horizon.

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