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Le Carrefour de Saïda

Parking et stationnement. A quand l’application de la circulaire ministérielle N° 21/06?

Toute la ville de Saida est devenue, au fil du temps, un grand parking à ciel ouvert. L’anarchie qui y règne, a poussé les plus hardis à abuser publiquement de la crédulité et de la naïveté des automobilistes. Sans aucune autorisation, des jeunes, armés de gourdins ou de cannes, surgissent entre les voitures garés dans chaque quartier de la ville. Profitant de l’absence de l’autorité communale, nombreux sont les jeunes qui se sont improvisés en gardien de véhicules. Pour mémoire, rappelez-vous ce faux gardien de la cité du « 5 juillet » qui a crevé l’œil d’un automobiliste qui a refusé de lui verser les 20 DA. Et oui, cela s’explique par le fait que le pactole ramassé quotidiennement dépasse de loin celui du ministre du Transport ou celui d’un wali. Certains citoyens interrogés pointent carrément le doigt accusateur sur l’autorité communale et on assimile cela à de l’emploi des jeunes et gare à l’automobiliste qui ose dire non ! Généralement tatoués, balafrés et donnant l’allure d’un véritable concentré de calamités, les faux « parkingueurs » imposent la loi de la jungle au grand Jour. «Payez la dîme de gré ou de force et taisez-vous». Quoi qu’il en soit, les élus doivent informer les citoyens quant à la légalité de tels actes d’abord, ensuite installer des panneaux portant la mention « Parking Gardé » et dans ce cas, la ville de Saida perdrait son nom pour devenir « Ville Parking ». Est-ce trop demandé, messieurs les élus ?

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Routes et chaussées. Goudronnées puis… défoncées

Un peu partout à travers la wilaya, les citoyens, et surtout les automobilistes, ne cessent de monter au créneau pour fustiger la passivité des services techniques de l’APC et le département local des travaux publics qu’ils qualifient de « sourds » à leurs préoccupations quotidiennes, liées à l’état des routes. Certes, rien ne peut justifier les comportements bizarres de ces services concernés, si ce n’est l’absence du bon sens ou une certaine impunité qui continue de les caractériser. Des milliards ont été dépensés, ces dernières années, dans une grande opération de routes et de rues complètement « déshabillées » dans plusieurs endroits et ce, quelques jours après l’achèvement des travaux menés en grande pompe, si bien que la question qui en subsiste, est celle-ci: mis à part tout ce qui ne va pas à Saida, qu’est-ce qui va ? A coup sûr, cette question sera classée dans les tiroirs de l’administration de wilaya. L’énumération des carences qui affectent le quotidien des Saidis qui quittent ce monde dans l’anonymat, est une litanie sans fin et Saida est tombée en décrépitude, au point où vivre dans cette ville, est devenue insoutenable et ses habitants la qualifient ironiquement de zone d’ombre ou tout simplement de village « Hamza »… du fait qu’elle ne réunit plus aujourd’hui les caractéristiques précises d’une ville et elle peut que pleurer son sort.

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Quartiers populaires ……… Où va Saida?

Le peu des Saidis qui gardent quelques illusions sur une hypothétique moralisation de la vie publique, en resteront pour leurs frais. La médiocrité, érigée en système de gestion locale, aura eu raison des espoirs les plus têtus… Saida n’est plus la Radieuse comme son nom l’indique. Les temps ont changé et les vernis du modernisme trompeur s’estompent aux premiers accrocs. Les esprits sont encombrés de barricades de préjugés… Le centre-ville et les cafés de la place publique continuent, vaille que vaille, de jouer plus ou moins leur rôle de point de rencontres de toutes les mésententes et autres campagnes de dénigrements ….Les quartiers de village Boudia, Grabba El Oued, Amrous, Dalia, Hai Mejdoub, politiquement délaissés du no man’s land saidi, ne cherchent plus la consolation dans les promesses et les histoires de bonheur au bout des discours. Voyage dans une ville en danger d’apartheid urbain. Pour les habitants de la ville de Saida, écrasés par les mouches bleues, vivre obéit à des normes étrangères au bonheur… Leur temps est rythmé par les malheurs où chaque jour, que Dieu fait, apporte son lot de drames… La mort est en permanence, interminable sans espoir au bout. Dès la tombée de la nuit, ses quartiers se transforment carrément en bars clandestins avec ses tribunes improvisées s’ouvrant, pour laisser place aux ragots ravageurs… La jeunesse noie ses chagrins d’amour et ses restes d’optimisme, assise sur des pierres. Et au petit jour, c’est le rituel et la répétition de l’échec avec ses parlements de rue. On y trouve le dévot et le tartuffe, le «retraitable» et le chômeur maltraité par le mur auquel il s’adosse et les cafés de la place publique qui affichent complet dès le matin. Quoique réunis par groupe d’affinités, leur sujet de réflexion reste le même: critiques et dénigrements! Et, il y a ceux qui se contentent uniquement d’écouter. Dans ces cafés-mouroirs, le wali, le maire, le chef de daïra, le député, le sénateur sont passés au scanner. Chacun de leurs faits et gestes est étudié au microscope et curieusement chez nos libres penseurs, aucun ne trouve grâce à leurs yeux. Aujourd’hui, la ville de Saida a grandi comme une vieille fille. Elle a pris de l’ampleur et son développement comme on devait s’y attendre, n’a pas manqué d’entraîner des problèmes qui accompagnent généralement toute expansion. Plusieurs walis ont géré la wilaya au cours de ces dernières années et chacun d’entre eux a utilisé sa propre méthode d’approche pour la faire avancer mais en vain. Les habitants continuent toujours à vivre en ennemis, dans une lutte sans merci, entre proie et prédateur à l’image d’une jungle… Ya Hasrah ! Saida ne ressemble plus à ce qu’elle fut autrefois – ville paisible avec des habitants affables qui faisaient honneur à leur descendance et tenaient à leurs valeurs ancestrales. L’exode rural a tout bouleversé si bien qu’aujourd’hui les enfants de souche cherchent à se faire tout petits parmi la foule. A Saida, vivre vite et mourir jeune, en faisant un beau cadavre, devient un « Greaal » et l’âme cabossée d’une ville déchirée tempêtera longtemps sous les crânes de ceux qui ont joué à la roulette russe la wilaya de Saida et son développement. Et la cure de sauvagerie dans laquelle Saida est entrée, est antagoniste au repos éternel de tous les quartiers. Les clans et les faux clans ont fait main basse sur cette ville : Saida et son train qui coûtaient cher !

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Examens de fin d’année scolaire. L’heure de la vérité approche

La Direction de l’Education vient de faire état des dispositions prises en vue du déroulement des examens de fin de cycles en matière de moyens humains et matériels. A ce titre, pas moins de 8.171 candidats au Bac sont appelés à se rendre dans les 33 centres d’examens repartis sur l’ensemble du territoire de la wilaya alors que 7.700 seront aussi accueillis dans les 33 centres en question. Il ne reste que quelques semaines pour la tenue de ces 02 échéances qui vont mettre à rude épreuve les nerfs des candidats mais aussi ceux des parents et des organisateurs. Tous ces préparatifs ont pour objectif de consolider la position de notre wilaya qui ne cesse de régresser d’une année à l’autre. En plus d’un encadrement de la Direction de l’Education, agents et enseignants et la climatisation des classes, une assistance permanente des services de la santé, protection civile, sûreté ainsi que des psychologues sont mobilisés pour une bonne couverture du déroulement du test de la vérité, nous dit-on

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Daïra de Daoud. Un autre voleur de câbles électriques arrêté

Gendarmes et policiers mènent une lutte implacable pour arrêter les voleurs de câbles électriques en cuivre faisant partie aujourd’hui de la panoplie de métaux non ferreux. Au cours de la dernière opération menée la semaine passée, les policiers de la sûreté de daïra de Daoud ont arrêté, en flagrant délit, un voleur de câbles électriques en cuivre, âgé de 26 ans. Cela s’est passé du côté de l’agence de voyages, située à la sortie de la commune en question. Présenté devant Dame Justice, il en a pris pour 02 ans de prison fermes et 02 millions de centimes d’amende.

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