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Le Carrefour de Saïda

Ecole primaire «Mokades Cheilkh». La directrice agressée devant ses collègues

L’auteur de l’agression, un délégué communal, n’a pas apprécié que son fils, «ingérable» et cumulant de mauvaises notes, soit remis à l’ordre. La Direction de l’éducation soutient la directrice, victime et se constitue partie civile. Cet acte a été condamné avec véhémence par le SNADEP (Syndicat national des Directeurs d’écoles primaires) dans un communiqué. Le cauchemar ne s’arrêtant pas là, la malheureuse, enceinte de surcroit, a été giflée par l’agresseur, après s’être introduit de force dans l’établissement scolaire du fait qu’il était fermé et les élèves en vacances. L’intrus qui « vociférait », en présence de quelques agents administratifs, ne s’est nullement gêné pour lancer des grossièretés à l’encontre de la directrice. Suite à cet incident grave et humiliant, une plainte a été déposée auprès des autorités judiciaires ….A suivre !

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Meïdat Ramadhan et les affaires

A Saida, les Ramadhans se suivent et se ressemblent. Si pour le commun des jeûneurs, le mois de carême est une occasion de se repentir (Tawba), pour d’autres, c’est la période des affaires et de l’arnaque. Quelques jours avant le début de ce mois sacré, les produits dits de première nécessité n’ont pas échappé à l’avidité des commerçants-ogres. Les moyennes et petites bourses ont dû, la mort dans l’âme, s’avouer vaincues en se privant de tout ce qui fait le charme de ce mois, à l’exception de quelques « privilégiés » qui sont servis chez eux… pas la peine qu’ils se fatiguent en se déplaçant dans les marchés de fruits et légumes ou chez les commerçants avec qui ils entretiennent de bonnes relations basées sur l’intérêt. C’est qu’à Saida, tout se sait et rien ne se cache! L’absence des services de contrôle laisse à ces commerçants et autres bouchers-requins, d’un autre genre, le terrain libre. L’évènement de ce mois sacré, considéré aussi comme celui de la solidarité, a été marqué par une opération de charme envers des familles nécessiteuses au nombre de 37.000. Des enveloppes financières de 10.000 DA à chacune, leur ont été destinées. Même quelques personnes aisées ont été invitées à mettre la main dans le portefeuille pour aider financièrement, dans la discrétion et le secret. Le souci premier de tout un chacun est de s’assurer la chorba et la «torta» du pain et bien sûr le sachet de lait qui détient sans doute le record de la spéculation et ce, depuis le premier jour du mois de Ramadhan d’où la question qui s’impose: où va le lait de l’usine Giplait de Saida ?

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Plusieurs quartiers plongés dans le noir. Des pannes de courant qui irritent

L’éclairage public qui figure parmi les priorités de la gestion communale, laisse à désirer, au point où il inquiète davantage les habitants de la ville. Cette situation altère grandement le cadre de vie et les déplacements de cette ville surtout en cette période de Ramadhan. Ainsi, le climat d’insécurité parmi lequel les citoyens redoutent les agressions et les vols commis à la faveur de l’obscurité. Excédés par ces fréquentes coupures, les citoyens de plusieurs cités de la ville ne savent plus à quel saint se vouer. Il est à noter que plusieurs quartiers de la ville sont plongés dans le noir, pour ne citer que le Bd du 5 juillet. « Nous vivons un véritable calvaire », notent plusieurs citoyens à la sortie des mosquées. Ce qui laisse à croire que l’assemblée communale, « occupée » par les chamailleries entre élus, n’est pas capable de prendre ce problème en charge. D’où la question qui s’impose: à quoi sert un élu? A défaut de communiqué des services concernés sur l’éclairage public qui fait défaut, ceci a ouvert la voie à toutes sortes de spéculations et de rumeurs.

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La sécurité renforcée durant le Ramadhan. Taraouih, veillées nocturnes et délinquance

A Saida, durant ce mois sacré, la sécurité est maximale. Rien n’est laissé au hasard. Perçu comme un véritable maillage dissuasif, le dispositif sécuritaire est également assorti de plusieurs barrages de police, installés dans divers sites périphériques à l’effet de veiller à la quiétude des citoyens. A peine l’heure du F’tour passée et c’est la ruée vers les mosquées. Pour cette année, c’est le retour des Taraouih au féminin. Nombreuses sont les femmes, de tous âges et de toutes conditions qui comme réponse à un signe subliminal, se précipitent vers les lieux de culte où elles ont retrouvé leurs espaces qui leur ont été fermés pour cause de crise pandémique Covid-19. C’est extraordinaire! Elles ont accepté de faire le sacrifice des feuilletons de l’après-F’tour. D’autres citoyens se réunissent dans les cafés de la place publique avec ce mélange des genres dans une atmosphère de joie et de bruit. A peine 21 heures que le centre-ville est déjà animé. A cause d’une circulation automobile des plus denses, trouver une place de stationnement n’est pas chose aisée. Le dispositif sécuritaire qui sera opérationnel durant tout le mois de Ramadhan, ciblera particulièrement les zones urbaines dites  » sensibles  » où prolifèrent précisément diverses formes de délinquance. Pour ce faire, les éléments de la sûreté nationale auront à multiplier les rondes et patrouilles tant pédestres que motorisées à l’effet de veiller à la quiétude des citoyens ..

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Veillées ramadhanesques bien meublées. La Direction de la Culture met le paquet

La Direction de la Culture et des arts de la wilaya de Saida a dévoilé son programme spécial Ramadhan. Le secteur a veillé à l’implication de l’ensemble des artistes locaux ainsi qu’une autre pléiade d’artistes hors wilaya et de renom. Il y en aura pour tous les goûts: pour ce programme d’activités culturelles diverses, il a débuté mardi dernier et cela a commencé par une soirée artistique d’Inchad et de Madih, animée par les troupes de la caravane d’El-Inchad… Il y aura également des spectacles folkloriques et des soirées du genre « Diwan », El-Guenaoui… Le public de Saida aura droit aussi à des représentations théâtrales avec « El-Qods terre sainte » du réalisateur Fouad Rouassia et d’autres pièces théâtrales de la Coopérative d’El-Bahia. Il faut dire qu’après 02 ans d’absence imposée par les mesures de restriction prises contre la pandémie Covid-19, la maison de la culture « Khalef Mustapha », le théâtre régional « Sirat Boumediene », la salle de cinéma « Douniazad » et la bibliothèque municipale « Ouenzar Abdelkrim » œuvreront, durant tout le mois de Ramadhan, à concocter aux Saidis, un programme culturel bien étoffé.

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